Lettre à Isabelle

Isa,

C’est la deuxième lettre publique que je t’écris et je sais que tu ne la liras pas non plus. Tu as toujours fermé les yeux sur les écrits qui risquaient de te faire du mal, pour te protéger des autres et peut-être bien de toi-même.

Hier, tu as fermé les yeux pour de bon.

Je suis en colère contre toi, contre nous tous aussi, parce que tu nous avais tous prévenus depuis longtemps. On savait tous que ça allait se passer. C’était écrit dans le ciel, dans tes livres, dans tes lettres, dans ton dossier médical.

Quand mes collègues de Radio-Canada et La Presse m’ont téléphoné à 10h30 hier soir, je savais très bien de quoi il s’agissait avant même de décrocher.

Je me suis aussitôt rendu à l’entrée de ton immeuble, chère voisine si peu souvent croisée, mais tu n’étais plus là. Tu n’étais plus là depuis longtemps.

On ne s’est pas parlés depuis si longtemps, tout ça me semble si loin dans le passé, la gang du Bily Kun et Mister Bad, JF, mon appart sur Rachel et le tien sur Sherbrooke entre des pierres noires…

La dernière fois je t’avais dit de ne plus me parler pour te protéger, car on me l’avait formellement ordonné pour éviter que tu poursuives tes tentatives. Je ne m’étais jamais rendu compte de rien, et soudain ça me semblait évident. Je n’ai jamais compris pourquoi je t’avais fait cet effet-là. Et je ne pouvais rien y faire.

Déjà dans tes années de queues, comme tu dirais, tu te détruisais un peu plus chaque jour. Sexe mondain, drogue mondaine, boisson mondaine, tous paravents pour tuer l’angoisse du monde en attendant qu’elle te rende la pareille, inexorablement. Même tes plus chères amies n’ont pu la retenir, pourtant si généreuses et protectrices et solidaires et aimantes. Tout cela était prévu, écrit, annoncé, il ne manquait que la date. Et je n’ai rien pu y faire, je n’étais plus dans le portrait de toutes manières depuis bien longtemps.

Toi, tu n’as jamais vu les choses comme nous. Toutes les choses qui nous paraissaient si simples te rentraient dedans cruellement. Que puis-je faire? Qu’aurais-je pu faire? Impuissance de merde.

Je pense à tes parents qui doivent vraiment être désespérés, et à ton chum que je ne connais pas mais qui a eu le malheur de vivre une expérience que j’ai failli vivre dix fois, à Heidebicque et Bazou, et à tes amies qui te serraient si fort contre elles, mais qui n’ont pu t’empêcher de glisser.

Je suis en colère et en peine. Tout ça est si loin dans le passé, et à la fois si proche soudainement.

Je te souhaite d’être enfin heureuse.

Je t’embrasse pour toujours.

-Nico

100 commentaires à “Lettre à Isabelle”

  1. Carl a écrit :

    Tu es la première personne à qui j’ai pensé quand j’ai appris ce matin la mort d’Isabelle.

    Un texte touchant que malgré les frustrations ou les incompréhensions on fini toujours par pardonner ou oublier mais surtout par s’adapter à la nouvelle réalité.

    Ma blonde appelle ça résilience. C’est un mot que je n’avais pas dans mon vocabulaire avant de la connaître. Je ne te connais pas assez pour savoir si ce mot faisait parti de ton vocabulaire avant aujourd’hui mais j’ai maintenant la certitude que ce mot fait partie de ton vocabulaire.

    Prends soin de toi Nicolas

  2. Geneviève a écrit :

    Franc et magnifique …

  3. Matthieu Dugal a écrit :

    Mes condoléances Nicolas

  4. Tweets that mention Nicolas Ritoux » Lettre à Isabelle -- Topsy.com a écrit :

    [...] This post was mentioned on Twitter by Guy Verville. Guy Verville said: RT @mdumais: Niko, Nelly… rien à dire. http://bit.ly/iRPfU [...]

  5. Marc Desjardins a écrit :

    Salut Nicolas, je n’ai pas connu Isabelle comme tu l’as connue. Nous nous étions croisés quelques fois, il y a quelques années. J’imagine que le fait que j’appartenais à l’autre génération, que j’avais côtoyé Gauvreau, Langevin, Aquin la fascinait d’une manière que je trouvais un peu inquiétante. Je pense qu’elle m’a fait raconter le suicide de Gauvreau cinq fois. Elle avait aussi parlé longtemps avec Claude Léveillée du suicide de son fils. Quand Claude a fait son AVC, elle m’avait fait parvenir un message très gentil. Je ne la connaissais pas comme toi mais j’avais aussi l’impression d’une mort annoncée dès le premier échange, autour d’un projet qui n’a pas abouti. Pour avoir vécu des tas de ces morts annoncées autour de moi, et de ne pas avoir pu y faire quoi que ce soit, je te comprends et je te rassure: tu n’y es pour rien… personne n’y est pour rien. Il faut juste célébrer ces étoiles filantes.

    Merci d’avoir osé un texte aussi personnel, aussi indécent de découverte de toi. Tu me touches, comme Isabelle m’avait touché.

    Marc

  6. Twitted by VallierLapierre a écrit :

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  7. Bruno Guglielminetti a écrit :

    Salut Nicolas,

    Merci pour ce texte. Celui-là, j’ai comme l’impression qu’elle le sentira là où elle est. Le plus bête là-dedans, c’est qu’elle me disait récemment travailler sur le sujet :

    « J’écris un roman dont l’histoire se passe dans une société où une entreprise illégale organise des suicides faits sur mesure pour ses clients suicidaires. Elle les appelle ses “candidats”. Cette compagnie doit entrer en lien et correspondre avec eux sur le Net, elle doit aussi se rendre accessible, sans toutefois être retracée par les autorités.»

    Pensée de Chine,

    BG

  8. Maryse a écrit :

    Courage. C’est tout ce que je peux te dire.

  9. Le blogue de Josée Blanchette » Blog Archive » Nelly pour toujours a écrit :

    [...] ps: une lettre de l’ex très touchante… [...]

  10. Twitted by nicolasroberge a écrit :

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  11. Sabrina Dumais a écrit :

    Je suis sous le choc. Quelle écriture franche qui parle par elle-même.

  12. Twitted by GenevieveLab a écrit :

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  13. Twitted by SabDumais a écrit :

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  14. Etienne Chabot a écrit :

    Nicolas,
    je ne connaissais pas personellement Nelly (Isabelle) mais j’étais en mesure d’apprécier son anti-conformisme et ses idées. C’est en écoutant et en lisant des gens comme elle que l’on peut évoluer et avancer dans la vie. On dirait qu’ils se sacrifient, à travers tous leurs tourments, pour aider les autres à mieux vivre.

    Ta lettre est vibrante de sincérité et me touche profondément. Tu ne peux pas prendre une once de responsabilité dans sa décision. Elle a fait un choix qui n’est pas acceptable pour ceux qui restent, mais c’est le sien.

    Mes plus sincères condoléances.

    E

  15. Twitted by alloannie a écrit :

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  16. Twitted by ugodionne a écrit :

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  17. Mireille a écrit :

    Une grande guerrière déguisée en poupée de porcelaine, qui voulait et savait dire les choses. Elle aurait pu être ma fille. Quelle perte!

  18. Twitted by valsimard a écrit :

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  19. Twitted by fredperron a écrit :

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  20. Twitted by atuvu_ca a écrit :

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  21. Twitted by slyberu a écrit :

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  22. Nulli, Nelly « Une fille de shop a écrit :

    [...] Le décès de Nelly Arcand me fait me poser plusieurs questions. Surtout parce que je croyais que toutes les personnes vivant de leur art étaient nécessairement heureuses. Parce que j’avais l’impression que s’effaçaient magiquement tous les problèmes lorsque tu pouvais payer tes comptes pis kek’ extras avec ton salaire d’artiste. Advenant que ce soit un suicide, pourquoi alors vouloir mettre fin à une vie de rêve? Dubois ne chantait-il pas «J’aurais voulu être un artiste»? statut auquel tellement d’entre nous rêvons d’accéder. [...]

  23. Twitted by PatWhite70 a écrit :

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  24. Panthère rousse a écrit :

    Merci pour ce texte. Quel triste début d’automne…
    Danièle

  25. Patrick a écrit :

    Toutes mes condoléances mon ami.

  26. André a écrit :

    Merci Nicolas de partager avec nous la douleur de votre deuil.

    Je vous offre mes sincères condoléances :-(

  27. Patrick Dion a écrit :

    Touchant. Merci pour ta sincérité.

  28. Martin Poisson a écrit :

    Je te revois encore près de moi, au comptoir du Bily Kun, dans mes lundis de boisson … Les yeux pleins de profondeur. Quand nos regards et nos sourires se croisaient, nous parlions le même langage… Celui de la rage au cœur . Moi j’ai décidé de rester pour l’instant. J’espère que tu es enfin heureuse. Tu te souviens de nos conversations nocturnes? Alors tu connais mon opinion. C’est pas mieux, la mort.

  29. Jacinthe Laporte a écrit :

    Merci Nicolas, les humbles lecteurs que nous sommes en savaient si peu sur Isabelle et paradoxalement trop sur la Nelly que nous aimions. Tu nous aides à les connaître toutes les deux un peu mieux. Sa réalité a dépassé sa propre fiction. Elle a choisi sa fin, en bonne écrivain qu’elle est. Toutes mes condoléances à toi et à sa famille. La littérature québécoise est en deuil d’un talent qui aurait dû porter son oeuvre plus longtemps!

  30. KIM a écrit :

    BRAVO NICOLAS KEL HOMME EST-TU!!!DANS LA VIE PLUSIEURS QUESTIONS RESTE SANS RÉPONSES ,IL FAUT ÉVITER DE CHERCHER LE POURQUOI..ET SEULEMENT ACCEPTER..LONGUE VIE A TOI!!

  31. Twitted by Bombba a écrit :

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  32. Tristan a écrit :

    Mes condoléances, Niko. Ton texte est très touchant.

  33. Twitted by TanyaLapointe a écrit :

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  34. Valérie Jalbert a écrit :

    Je reste sans voix en lisant ce texte qui est venue toucher une corde sensible. Je ne connaissais pas du tout cette écrivaine mais je suis toujours attristée d’entendre ce genre de nouvelles. J’offre mes plus sincères condoléances à la famille et amis de cette magnifique jeune femme.

  35. Anne Campagna a écrit :

    lettre très touchante sur la mort de Nelly Arcand. Ce matin comme tous les jeudis matins, j’ai consulté les chroniques du 24 heures et j’ai commencé par Nelly Arcand, ma préféree (j’ai lu tous ses romans et la trouvais géniale). En lieu de sa chronique, on annonce sa mort! Choc. encore un choc après le suicide de Paul Marchand cette année. Deux journalistes écrivains qui se suicident en une année,ça fait beaucoup, ça fait beaucoup trop. Deux écorchés vifs, trop vifs…
    Anne Campagna

  36. Geneviève a écrit :

    Mes sincères sympathies Nico. C’est un très beau texte que tu lui as écrit. Je te souhaite bon courage dans cette épreuve.
    xxx

  37. Marie-Julie a écrit :

    Mes condoléances Nicolas. Ton texte est bouleversant, vrai. Plein de colère, mais d’amour et de tendresse aussi. Courage.

  38. Elennn a écrit :

    J’ai mal à te lire…

    Ça me rappelle beaucoup de choses personnelles toute l’intensité qu’Isabelle semblait ressentir (pas vivre, grosse nuance) et dégager…

    J’empathise profondément et espère que sa mort ne sera pas vaine.

  39. Ginger a écrit :

    Nicolas, je sympathise avec vous. Quelle douleur…

    Me permettez-vous une lettre d’une femme en colère qui aimait Nelly-Isabelle?

    • NELLY, JE T’AIME, TU ES MA MÈRE, MA FILLE, MA SŒUR, MOI.

    Nelly, femme de ventre et d’esprit tu t’es fabriqué un corps parfait, pour faire râler de plaisir des queues maudites (il y en a des bénites) et laisser des fourches mâles te rentrer dans le cœur en hurlant de puissance.

    Insoumise et révoltée, tu as incarné ce qu’ILS appellent nos démons femelles, transgressé à notre place les ordres du dieu mâle. Tu as brandi le fouet en sifflant à nos oreilles endormies de femelles suceuses et rampantes, (des larves!) et finalement nous t’avons laissée te faire brûler par le PÈRE.

    Aujourd’hui, tu t’es vengée sur toi, sans éclat, avec violence. (viol-lance)

    Je suis en CRISSE, je t’aimais.

    Je souhaite que toutes les femmes lisent ton premier
    « roman » Putain.
    C’est le meilleur ouvrage sur le féminisme que j’ai lu!

    SILENCE, Nelly, sorcière et licorne, vierge et putain, maîtresse des enchantements mâles, offerte aux dieux de la basse-cour, notre sœur, tu t’es IMMOLÉE en rémission de nos péchés originels.

    Nelly, en arrivant au paradis, clef en main, as-tu écrit, je te souhaite d’attraper la torche dévorante et le poignard acéré que te tendra la Déesse Hécate. Elle t’attendait depuis longtemps.

    Et s’il vous plaît, tu as encore une petite dette à payer d’être née femelle, serais-tu assez gentille de régler nos comptes avec tous les violeurs impunis de ce monde dans lequel le mâle enfante perpétuellement le mal.

    Isabelle, lucide et lumineuse fille de la Grande Déesse Isis, incarnation de la Mère des vivants, la première des premières, Lilith, tu as assumé ta vie du berceau au tombeau.

    Tu as transmuté ton chant de SIRÈNE en chant du CYGNE.

    p.s. non, je ne suis pas une vieille laide mal baisée. Mon compagnon depuis 41 ans s’est effondré avec moi en pleurant ce matin. Il m’a dit et c’est un homme silencieux d’habitude : elle a payé pour toutes les autres, d’être trop femme, trop belle, trop intelligente, trop désirable, trop Marilyn!

  40. AD a écrit :

    J’approuve VRB pour le retrait du commentaire de Gary Gaignon… il n’a pas sa place ici, surtout pas dans les circonstances actuelles. Et avant qu’on ne nous brandisse la liberté d’expression au visage, sachez qu’il y a un temps pour chaque chose; l’opinion et la critique, tout aussi utiles puissent-elle être en temps opportun, sont de ces choses qui ne devraient pas s’imposer en ce moment.

  41. Andre a écrit :

    Nicolas,

    je partage avec vous votre douleur bien que je ne connaissais pas personnellement Nellie. C’est un événement très triste qui nous rappelle que nous sommes bien fragile malgré l’image que l’on veut se donner ou que l’on nous donne.

    Merci de partager avec nous votre amitité et amour pour Nellie. Vous m’avez touché comme plusieurs des gens dans ces lignes.

  42. roxanne a écrit :

    Nelly je suis choqué d’avoir su cette nouvelle… Encore cette semaine je regardait mon chateleine du mois et dans la chronique: les femmes qui ont marqué le quebec, je t’ai cherché et trouvé rapidement sans savoir que tu y était. Je t’admirais en temps qu’auteur, en temps que femme. J’adorait tes chronique dans le 24 heures. Les gens les plus talentueux et les plus profond de ce monde sont souvent ceux qui se donnent la mort, comme si la pureté du coeur avait un prix à payer en ce bas monde si détraqué. Puisse tu enfin te reposer ou tu est et apprendre à être heureuse.
    Repose en paix belle déesse xox

  43. Camionneuse a écrit :

    Nicolas,

    je me joins aux autres pour t’offrir mes sincères condoléances.

    Je l’avais moi aussi vu écris dans le ciel, mais j’ai fermé les yeux. Elle s’est libéré de sa burka de chair pour reprendre son expression. Elle était et incarnait ce qu’elle analysait et dénonçait.

    Ça me fait mal à moi aussi de savoir qu’une fille de mon âge, de surcroit si talentueuse, puisse s’enlever la vie. Elle avait tous les talents, mais pas celui d’être heureuse. Je te souhaite d’avoir ce talent et une grande résilience face aux épreuves que la vie t’envoie rudement.

    Sandra

  44. Anne-Marie a écrit :

    Elle ne laissait personne indifférent. Avait du talent. Une Montréalaise qui faisait partie des meubles du plateau Mont-Royal. Aussi vrai géographiquement que littéralement : ses histoires de cul et d’amour qui se passaient tour à tour au Bily Kùn ou devant le parc lafontaine. C’est d’autant plus étrange de constater son décès, alors qu’on pouvait la croiser encore tout récemment, comme il y a une ou deux semaines dans mon cas, un soir de vernissage littéraire de la rue Mont-Royal.

    En mettant de l’avant des complexes féminins et des discours qui pouvaient, pour certains, hommes comme femmes, sembler tellement innocents et superficiels; dès qu’on l’observait mieux et qu’on écoutait ses dires, dans son regard et ses paroles; chacun lui rendait toute sa crédibilité. Comme si les profondeurs caverneuses de ses névroses et angoisses étaient palpables. Opiniâtre et réfléchie, elle m’était très sympathique. C’était la bombe intellectuelle, connue aussi pour sa répartie magnifique et son aplomb.

    C’était aussi une des rares femmes publique qui endossait un mélange audacieux et équilibré de ce que j’appellerais de la vulgarité qui a de la classe. Ce n’est pas péjoratif, Nelly Arcand était pulpeuse et très sexuelle, mais toujours elle irradiait une classe naturelle, comme une fierté portée très haute, un je ne sais quoi qui donnait ses notes de noblesse aux décolletés les plus affriolants : une Anne-Marie Losique est une poupoune qui gigotte dans son suit, Nelly était fatale mais toujours élégante. Peut-être cette attitude lui demandait-elle beaucoup de contenance, peut-être était-ce vraiment naturel. Je ne sais pas. Du moins, elle était à la hauteur de ce qu’elle affirmait et dégageait. On soupçonne que dans le cas de Losique c’est un jeux, on devinait que dans le cas de Nelly il y avait une honnêteté, une forme d’intégrité en tout cas. Je suis désolé pour la comparaison, ça c’est de la vulgarité.

    Au décès, on est souvent désolé pour les proches, ceux qui restent et ceux qui pleurent. Je voudrais être désolée avant tout pour elle-même, pour sa vie incomplète, (qu’elle a décidée de compléter à sa façon). Une vie incomplète du moins car elle n’aura pas eu la sagesse d’affronter la suite, de se laisser encore une porte ouverte vers autre chose; qui sait si la quarantaine ne lui aurait pas fait prendre un peu de recule sur bien des choses, l’apparence et le commerce du désir… Mais ce ne devait pas être tout, ne la connaissait que ses proches, dont je ne fais pas partie, alors…

    Mme Arcand, elle restera une demoiselle, elle n’aura jamais quittée la trentaine et n’affrontera plus jamais sa peur de la vieillesse du corps. Éternellement, elle aura 35 ans en beauté «extérieure» et on ne peut pas s’empêcher de comparer ici son destin à celui d’une Marilyn Monroe… Tragique et sensationnel, troublant.

    J’espère qu’au moment où j’écris ces lignes, tu as réellement abandonnée ton enveloppe de peau, source de stress, et que tu as conservé tout le reste, afin de chanter tes psaumes particuliers et de faire profiter aux vieilles générations d’anges tes convictions modernes !

    Merci à Nicolas Ritoux d’héberger ce commentaire.

  45. Mario Normand a écrit :

    Ouf!!! Ça m’a touché au coeur cette nouvelle. Quelle expression de souffrance.

  46. Une écrivaine brillante mais torturée « Le Troubadour Urbain a écrit :

    [...] disent que rien ne laissait présager tel geste (voir le reportage vidéo) et d’autres disent qu’il ne manquait qu’une date à son projet de suicide. Mais elle semble bien avoir été tout au long de sa vie une personne très [...]

  47. David a écrit :

    Courage M Ritoux. Votre lettre m’a beaucoup touché.

  48. Nicolas Ritoux a écrit :

    Merci à tous, vous êtes bien gentils. Comme je le dis dans mon texte je crois que je suis très loin d’être celui qui souffre le plus aujourd’hui. Je ne suis qu’un témoin du passé, une autre vie qui s’est déroulé il y a très longtemps même si c’est peu d’années. Des médias m’ont demandé de commenter la nouvelle aujorud’hui, mais j’ai refusé… Je ne me vois pas faire l’imposture de réagir à la place de ceux qui comptaient vraiment pour elle au moment de son décès. Je pense à eux sincèrement et je crois qu’ils traversent quelque chose d’horrible parce qu’il y avait là des amitiés extrêmement puissantes.

    Alors je me sens plus ou moins mal à l’aise de toute cette attention, mais merci quand même…

    Carl, Marc, Bruno, Étienne, Martin, Anne-Marie, et tous les autres, merci pour vos très jolis commentaires.

    Je voudrais répondre à chacun personnellement mais c’est vraiment difficile. Il le faudrait pourtant…

    Chacun de vos commentaires exprime une très belle humanité, pas seulement pour leur destinataire mais pour nous tous. Car bons ou mauvais, tristes ou joyeux, laids ou beaux, un jour nous serons tous égaux. Tout ça nous le rappelle brutalement.

  49. Sophie a écrit :

    Nicolas,

    Ton message à “Isa” est très touchant, par la colère et la tristesse exprimée mais surtout avec la pudeur dont tu as fait preuve en l’écrivant…car derrière ton message on devine toute l’intensité des émotions qui se bousculent et la violence de celles-ci. Ta modestie aussi, avec ce dernier message écrit ce soir.

    L’authenticité: Nelly me paraissait une personne authentique, par ses livres, ses entrevues et les articles que j’ai lus. À la lecture de tes 2 messages ce soir, il semble bien que tu fasses aussi parti de cette “race” de gens authentiques.

    Comme tu l’écris si bien, mes pensées se portent vers sa famille et les gens dont elle était proche au moment de son décès. Durant notre vie, tellement de gens vont et viennent et gravitent autour de nous….

    Dans ta peine, un mot: courage…car il y a de ces gens qui nous marquent pour le reste de notre vie….même si on ne leur parle plus depuis longtemps….

    Sophie

  50. Dominique a écrit :

    Un vendredi soir d’automne à lire ses lignes…
    ….une lettre d’un ami à une amie partie…Cet insondable mal de vivre, la mort, la déception, l’incompréhension, la frustation et la perte de qqun qu’on a aimé, disparu.. une leçon à tous les jours de pardonner…
    R.I.P Nelly , ………

  51. Sophie a écrit :

    Dominique,

    On oublie souvent les amis(e)quand une personne décède: on pense d’emblée à la famille proche,ses parents et avec raison! Quelle douleur ce doit être….horrible. Perdre son enfant. Horrible.

    Suite à la lecture de ton mot,je t’offre, ainsi qu’aux amis (e) de Nelly /Isa, mes pensées les plus sincères ainsi que mes condoléances. La perte d’Isa (Nelly) est sans aucun doute, immense pour vous. Pour nous aussi.

    À travers la douleur de la perte, j’espère que vous, les amis(e) de Nelly (Isa…)vous saurez trouver les bonnes occasions pour vous retrouver. Vous retrouver ensemble pour pleurer la mort de “Isa” mais aussi pour célébrer la vie qu’elle a eue et, célébrer la vie que vous avez aussi!

    Sophie

    p.s. Hé oui…c’est chiant…mais ça reste: le temps appaise les blessures. Un deuil ne se règle pas en 1 semaine.

  52. Yves Capuano a écrit :

    Mes sincères condoléances Nicolas,

    Je n’ai malheureusement pas eu la chance encore de lire l’oeuvre de ton ex-copine Isabelle et pourtant je sais bien que je la lirai un jour.

    Rare sont les écrivains dotés d’une telle singularité, d’une telle beauté et d’un tel charisme. C’est en lisant ses chroniques dans Ici que j’ai découvert une journaliste largement au-dessus des autres, qui disait des choses que personne n’ose dire sur notre système d’éducation et sur la langue française parlée au Québec , entre autres choses.

    Ne serait-ce que pour cela, elle a droit à ma profonde estime personnelle et à mon admiration profonde et en ce sens son départ est une lourde perte pour notre société. Personne d’autre depuis Pierre Bourgault ne disait les “vraies affaires” comme elle…

    J’ai été profondément choqué d’apprendre son décès car, arrivé récemment sur le plateau mont-royal, je n’aurai jamais la chance de croiser Nelly Arcan, cette personnalité unique et remarquable qui aura contribué àa sa façon à la richesse de notre culture nationale…

    Je ne crois pas personnellement que le suicide soit un choix, je pense que l’on se suicide simplement si par malheur notre vie devient insupportable à vivre et que la mort devient alors la seule libération possible. J’ose à peine imaginer les souffrances qu’elle a du subir pendant toute sa vie pour en arriver là. Et selon moi le suicide est peut-être le pire drame humain imaginable.

    J’ai bien hâte de lire son oeuvre afin de voir jusqu’à quel point elle représente la perfection humaine étant si belle, intelligente et talentueuse… étant peut-être prisonnière de sa propre perfection.

    Nelly Arcan comme mythe de la québécoise totale qui ne peut s’accepter, à l’image de notre peuple qui s’est refusé la vie deux fois et qui maintenant se dirige avec une indifférence sénile vers son assimilation et sa disparition ? Et pourquoi pas ?

  53. maude a écrit :

    J’ai eu l’occasion de connaitre isa a l’époque qu’elle écrivait son premier livre putain…Nous nous organisions des soupers les 3 filles régulièrement comme une forme de thérapie si on veut pour discuter de nos journées et de nos vies…j’ai quittée ce mode de vie et ainsi perdu de vue isa. par contre j,ai toujours gardé espoir dans sa détresse qui était omni présente inconsciemment et consciemment pour elle et de la on partait de loin, c’est-a-dire de sa jeunesse et elle a exprimé un rêve de retourner rencontrer les gens qui fréquentaient son école secondaire et leur montrer comment elle était devenu belle, séduisante et qu’elle était capable de faire rouler sa bosse pour leur faire un pied de nez sur comment elle avait pu être traiter a cette époque envers eux! Isa j’aimerais te dire que c,est un choix que tu as fait qui est très difficile a accepter autant pour ton entourage proche, ceux qui ont pu être de passage dans ta vie, pour ta famille et ainsi que pour tes lecteurs et lectrices. Je n’ai jamais eu l’habitude d’écrire dans des blogs mais en ton honneur même si je reconnais ne pas avoir ta plume je tenais a t’écrire ma belle!!

  54. Marie a écrit :

    Bon courage M. Ritoux. Votre lettre est magnifique et j’espère de tout coeur qu’Isabelle puisse ressentir ce que vous tentez de lui dire, et aussi, qu’elle sache que, peu importe la façon, nous l’aimions et l’admirions.

  55. Jocelyne a écrit :

    Merci M. Ritoux de nous avoir offert ce magnifique hommage a cette toute aussi magnifique écrivaine qui nous a offert des romans anti-conformistes et féministes a souhait.
    Et par pudeur pour cette grande dame qui a pris une décision sur sa vie qui n’appartient qu’a elle ….est il possible de retirer le commentaire de Gary Gaignon… qui est terriblement indécent . Ce serait vraiment trop triste qu’un jour ses parents qui doivent vivent une tristesse énorme lisent ce message si choquant.
    Sincères condoléances.

  56. Charles a écrit :

    Mes sympathies à tous ses proches.

    Je ne la connaissais pas mais je suis triste parce que c’était une belle Québécoise pleine de talents.

    Quand on s’est croisés chez CIBL 101.5 FM, j’étais metteur en ondes. Je ne savais pas qu’elle était si malheureuse…

    Je ne savais pas qui c’était vraiment…
    J’aurais aimé la connaître. Elle était sûrement très spéciale.

  57. Cecile Gladel a écrit :

    Merci Niko d’avoir partagé ceci. D’âtre aussi honnête. Ce sont les mots les plus vrais que j’ai lu sur cette grande écrivaine québécoise. Take care.

  58. Daniel a écrit :

    Je ne connaissais pas très bien Isabelle mais je voyais ce talent qui s’affirmait de jour en jour avec plus de richesse et de naturel alors pourquoi a-t-elle décidé de fermer le livre définitivement? Je ne sais pas. Ca me touche profondément. Toutes mes sympathies Nicolas. Reposes toi bien Isa.

  59. Marc Snyder a écrit :

    Merci Niko de t’être ouvert comme ça. Du monde de notre âge, du monde de notre entourage, du monde qui partent…

    Toutes mes sympathies.

  60. Nicolas Ritoux a écrit :

    Je viens de retirer deux commentaires sans intérêt. Ce n’est pas la place ni le moment pour les ondes négatives baveuses.

    Merci de votre compréhension.

  61. Annie a écrit :

    Bonjour Nicolas, je suis fière pour toi, d’avoir été capable d’écrire une aussi belle lettre, si ouvertement. On ressent bien ta peine! Je te comprends. Je ne connaissais pas Isabelle/Nelly, mais un ami l’a fréquentée il y a quelques années. Et je peux t’avouer qu’il est aussi atterré que toi. Malgré son désir d’être constamment à la hauteur, elle l’a été pour vous, en tout cas. Mon ami la voie encore comme une reine, une déesse. Celle sans qu’il y ne sera pas capable de vivre. Je te souhaite beaucoup de force, d’espoir et de soutien pour surmonter cette épreuve. Dis-toi qu’elle sera toujours là, à tes côtés, pour te supporter. Reposes en paix, ma belle.

  62. Fagstein » Oh Nelly, oh Pierre a écrit :

    [...] Ritoux has an open, personal letter to Arcan, which gives a window into her troubled [...]

  63. Christine a écrit :

    Belle lettre! Très touchant! Que dire de plus!

  64. Hélène Morin a écrit :

    Je suis une simple auditrice, lectrice, j’aurais aimé connaître Isabelle; j’ai l’impression que Nelly était un personnage, une protection. Je l’écoutais à l’émission de Pierre Thibault et parfois je sentais une douleur: elle avait des yeux tristes, bleus et tendres. Petite Nelly, sois en paix et vous Nicolas, vous êtes triste mais chanceux de l’avoir connue.
    Votre texte exprime tout votre amour.

  65. valerie a écrit :

    …ma petite rose, soit en paix aujourd’hui.
    Je sais que tu souffrais.

    en effet, nicolas, on le savait tous. On appréhendait ce moment certainement. Toute petite et toute grande isa…Alors, que tous les signes nous aient été envoyés, rien ni personne ne pouvait vraiment guérir ton âme blessée.

    J’avais, personnellement, tellement foi en la vie… que je me permettait de lui transmettre cette foi, cette soif de vivre qu’était la mienne, en lui offrant mes sourires, mes clins d’oeil, et en lui partageant le quotidien de ma vie, humble, mais comblée.

    Tu étais une femme complexe,paradoxale, tout le contraire de simple. Mais ô combien généreuse,et brillante.

    Au nom de tous ses amis du temps de parano studio,au nom de tous les gens anonyme qui souffre en ce moment suite a sa disparition…

    Isa, on t’a aimé jusqu’au sang, et on se souviendra de toi, par nos tripes, et par nos esprits.

    Ma tres chere amie
    Repose toi bien.
    Je t’aime tendrement.

    val

  66. Nicolas Ritoux a écrit :

    Je viens encore de retirer deux nouveaux commentaires.

    Je ne crois pas que cette page devrait être utilisée pour insulter la mémoire d’Isabelle qui ne peut plus répondre, pour justifier de près ou de loin le recours au suicide, pour partir dans des délires paranoïaques, ou pour faire des critiques médiatico-littéraires complètement déconnectées de la personne réelle en chair et en os à qui j’ai pensé en écrivant ce texte.

    J’aime la chicane et les débats endiablés, mais ceci n’est pas l’endroit pour le faire. Il y a tout l’Internet pour ça, ne vous gênez pas.

  67. sueli a écrit :

    I am sorry. I don’t want to sound paranoiac or disrespectful. I just want to express my sorrow. Please, delete my comment if you think it is displaced.

    I also… (the sweet sound of my daughter in my back asking how I am doing)… have been suicidal, many times… for a long time.

    Reading your reaction, and the comments, and my daughter’s noise, is making me very sad because I can see clearly how painful it would be if I had pursue my quest for being free of myself.

    I am grateful to Nelly and to you and to all who have posted their comments. Although my eyes are blurred right now, I feel my conscience clear… I can see and mostly feel how it would be after…

  68. julie a écrit :

    Bonjour Monsieur Nicolas,
    je ne suis malheureusement pas encore une adepte des blogues. Cyberpresse ce matin m’a poussé jusqu’ici… Je suis une jeune femme dans la trentaine, sans grande histoire, venant d’une belle région un peu éloignée de notre beau Québec. Il y a maintenant plus de 10 ans, ma meilleure amie et qques mois plus tard, ma seule soeur décidaient de mettre fin à leur soleil…. On ne peut expliquer… On ne peut que chercher dans le firmament les réponses pour s’apaiser qque peu… qui en vain, ne viennent jamais… Elles partent avec leurs raisons, leur mal de vivre. La culpabilisation est un mal nécessaire cher Nicolas. Nécessaire dans la mesure où on devient des personnes meilleures. Il s’estompera ce sentiment de culpabilité, on apprend à bien nettoyer et panser cette plaie béante (je vous le souhaite du fond du coeur)… Bonne chance monsieur Nicolas, Continuez d’être sensible aux autres; ne vous perdez toutefois jamais de vue ;o)

  69. Marie-Claude a écrit :

    J’ai été choquée d’apprendre la mort d’Isabelle vendredi. Cela fait beaucoup réfléchir… Merci d’avoir partagé avec nous cette très belle lettre très touchante. Mes sympathies.

  70. Sylvia a écrit :

    Je revois les grands yeux de Nelly et je sais…Je sais que le jour viendra où elle choisira parce qu’il n’y aura pour elle d’autres choix. Vous auriez été assis à côté d’elle 24hrs par jour, tous les jours…il y aurait eu cette seule seconde où vos yeux se seraient fermés de lassitude et elle aurait choisi ce moment là. Les gens ne se suicident pas comme ça…juste comme ça. Il y a une mûre réflexion derrière le suicide des gens. Nous sommes tous à un fil du désespoir. Qui n’a jamais pensé un jour partir tellement loin que personne ne les retrouverait. Et ce “loin” n’était-ce pas un “ailleurs” où Nelly se trouve présentement.
    Martin Poisson dit…”c’est pas mieux, la mort”. Il semble savoir…je vais l’écouter. Merci, Martin!
    Et puis, si parmi vos amis ou votre entourage se trouve quelqu’un ou quelqu’une qui se referme facilement car elle est blessée par un regard, un mot, un silence, une absence…soyez certain que cette personne ne joue pas la comédie…ça existe des âmes de crystal et des coeurs à la petite pointe en l’air!!!

  71. chantal a écrit :

    La mort n’est pas un choix, elle est une sollution pour ceux qui ne voient pas le bout de leur souffrance et je peux vous confirmer avec certitude que personne ne fait ca sur un coup de tete et que personne n’est a l’abris de cette réflexion dans sa vie. Peut-etre pense-t-on qu’il y a quelque chose de mieux qui nous fera oublier ce que l’on vit. Je peux vous dite aussi que certaines personnes ne laissent aucun signe et ca, je vous le confirme. Peut-etre que certain ont l’air plus renfermé.. D’autres ont l’air plus joyeux qu’a l’habitude…. Bref, soyons a l’écoute des gens qui nous le demandent indirectement……

  72. Marie-Andrée a écrit :

    La mienne, ma lettre. Humblement.

    http://emmahblogue.blogspot.com

  73. Lyne a écrit :

    Merci Nelly

    Merci Nelly d’avoir porté le fardeau de la lucidité. De Voir, nommer, ressentir et incarner dans ton corps tout ce que tu détestais tant: la beauté parfaite dans son seul but d’attirer le regard, créer le désir pour fuir à tout prix l’indifférence.

    Merci Nelly pour tes écrits, héritage post-féministe qu’il faudra bien admettre et y faire face, hommes et femmes ensemble. Tu as été brutale dans ton écriture, je n’ai pas pu finir Putain, mais la vérité est telle, souvent maquillée, effacée, niée, ou embellie, photoshoppée pour ne pas faire trop de mal.

    Merci Nelly d’avoir pris le risque de dire ce que tu voyais, toi, si clairement probablement, pendant que nous on détourne le regard ou qu’on s’invente une explication.

    Merci Nelly et sois libérée de ton image.

  74. Chantal Duguay a écrit :

    Avant d’écrire ceci j’ai écouté, lu et relu. Depuis 4 jours, je me dis que puisque je ne la connaissais pas mon avis je me devais de la garder mais j’ai une impression de comprendre. Loin de moi l’idée de peiner mais plutôt de par mon point de vue aidé à comprendre… qui sait…
    Depuis jeudi matin je suis ailleurs, dans ma tête, me faufilant dans la sienne. Pourtant je n’avais jamais entendu parler d’elle. Assurément que les bouleversements de mon être, l’écriture en défouloir, le rapprochement a Marylin et cette fin décider; mon pousser à m’informer. Cette Nelly Arcan me rappel une certaine Zoé Brétaney, qu’enfants, j’avais inventé.
    Ma vie ne ressemble en rien a la sienne, bien banale la mienne en comparaison mais son être et sa vision… est ce la même pour chaque suicidaires ou suicidés? Je ne croie pas car j’ai cru décelé se mélange de raison et de passions, la ou les contradictions de deux monde opposer vienne s’emmêler. De quoi perdre la raison dans une société ou le beau est con et l’intelligence porte des boutons. Quand on est et vie passionner, difficile de s’expliquer comment, artiste, auteure et/ou créateur, on peut être à la fois être épris de connaissances, de logique et de justice. Deux monde opposer en un seul être c’est dur a expliquer et comprendre devient obliger. Je suis belle mais écoutez moi car ma beauté veut vous racontez en quoi ma curiosité y a contribué.
    Ne parlez pas de solitude tourmenté ou de blesser non soigner car votre vision est embuer. Plus facile a accepter une folle suicider que de s’imaginé une poupée brisé par sa lucidité, par son trop plein d’intelligence qui lui fais voir la vérité.
    Difficile d’expliquer car la plupart des gens on des idées arrêté par peur inconsciente de voir autrement ou pire encore, de voir consciemment.
    L’impression de mystère, de solitude et de ne pas vraiment connaitre n’est t’il pas seulement le fais d’observation, d’analyse et d’étude pour vous connaitre. Vous tenté de comprendre en analysant un geste quand cette personne, que vous juger, a peut-être compris tout vos geste en analysant profondément chacun d’eux. Ce regard, que vous pensiez charmeur, n’était peu être qu’observateur car plonger dans son décolleté vous ne pouviez imaginez que ce body remonté était en fait Freud a talon bien maquillé. Voila la complexité des contrariétés d’un être de profondeur qui dans la perfection recherche l’amour et l’approbation de tous et chacun. Vue comme une marchante d’un corps a louer, elle aurait voulu vous faire comprendre que son dit besoin de plaire me voulais pas dire distraire. Elle ne voulait pas flirter ni flasher mais seulement ne pas tomber dans l’invisibilité. Elle a essayé d’expliquer son besoin de perfection en parlant de son physique car c’est a ce dernier que vous donniez de l’importance mais ce besoin allait beaucoup plus loin. Être parfaite n’était pas seulement physiquement (selon moi bien sur d’après ce que j’ai lu et mon vécu) elle voulait être aimé de tous pour tout. Malgré l’insolence écrite, jamais, et j’en suis persuadé, elle n’a voulu blesser même le pire des enculers. Qu’elle a du hésiter, malgré sa fureur de ce qui fut son malheur, a envoyer son manuscrit. Même qu’elle devait s’imaginer que jamais elle ne serait publiée par manque de confiance en ses capacités. De la son nom emprunter, car Isabelle ne pouvait pas blesser même si mériter. Nelly elle… est (toujours selon moi) la chienne qu’elle aurait voulu être, celle qui peut ce venger sans se tourmenté, qui peut tout dire et tout faire sans penser a la peine qu’elle pourrait causer.
    Que j’aimerais avoir ma Nelly, avoir le courage de faire naitre ma Zoé Brétaney qui pourrait sans réfléchir ce libéré de cette rage honteuse qui peut nous hanté et nous rappel que nous aussi on a de la méchanceté qui nous éloigne de la perfection recherché. Je ne sais pas comment Isabelle a été démasquer mais je sais qu’elle a du souffrir terriblement, non pas pour elle mais pour les autres toucher et que même si pardonner de ces dernier elle n’a pu se résigner a l’accepter la peine causer. Elle a écrit … ne pas faire souffrir son entourage ne peut constituer, du moins à long terme, une raison suffisante pour vivre. Et si finalement sa conclusion a toute sa réflexion était que, pour elle, c’était que de vivre qui pouvait faire souffrir son entourage. Que son style littéraire qui avait tout pour plaire était cette méchanceté qu’elle voulait tant rejeté. Que la gloire que vous voyez dans sa réussite de pratiquer sa passion soit devenu fardeau quand Isabelle derrière Nelly fut apparition. Nelly Arcan est né dans le but espérer de la libérer mais ca perte elle a causé. De par ses valeurs ses écrit devais rester ceux de Nelly pour nul ne puisse être blessé, du moins, le moins possible, mais son rêve c’est transformer. Elle a la dit ceci : Se conformer, c’est disparaître, en voulant être reconnu.
    De tout mon être j’espère ne pas avoir offensé les proches de cette grande dame pleine de bonne volonté qui, sans le savoir, m’aura beaucoup apporté.
    Chantal Duguay

  75. Dominique A. a écrit :

    Bonjours à tous! sincère condoléances du fond du cœur à tout sait ami(e)s, parenté, lecteurs, admirateurs et autres.

    J’ai 32ans je les eu le 19 Septembre, curieusement, moi le grand rêveurs et philosophe, passionné et artiste dans âme, auteur compositeur interprète, je me remet continuellement en question, parce que je croit que nôtre société aujourd’hui est trop superficielle et accepte mal être différent, j’ai du mal à comprendre, et je suis probablement aussi confus qu’était Nelly probablement.

    Pour ce faire accepté des autres aujourd’hui, faut continuellement porté son masque et de joué bien sont jeux, sans montré ses cartes, autrement ont reste seul dans son coin, même en jouant sont jeux si bien, ont finis toujours par ce sentir seul et incompris, Qu’ont soit un homme ou une femme sa change rien je pense, même si certain diront le contraire.

    Impuissant, dans la volonté de ce changé soit même et des gens, de nôtre société dans laquelle qu’ont vie tout les jours, qui nous montre toujours le coté superficielle de la vie et comment ont doit être, ont ce détruit à petit feux et ont porte tout un fardeau sur nos épaules, pourtant même si je suis un grand perfectionniste j’ai du mal à m’adaptai à ce genre de société, je suis un homme, je ne connait pas beaucoup Isabelle, mais je l’est surement croisé un moment donné avant de avoir vue à émission tout le mondes en parle, cette femme m’avait fasciné, car je me voyait en elle, car j’analyse beaucoup les gens au delà de ce qu’il sont extérieurement, voilà pourquoi je me remet en question continuellement.

    J’ai peur avancé, de vieillir, car je pense ne pas être à la hauteur, des attentes des autres autour de moi, malgré que j’essaie de resté moi même il ya toujours de sait gens qui ont peur de ce regardé dans un miroir, prêt à te jugé au premier regard posé.

    Petite parenthèse, quand j’ai découvert cette artiste dans âme, timide, mystérieuse et passionné, une belle femme, mais qui dégageait tout le contraire intérieurement (souffrante), je me suis dit enfin, j’ai trouvé la femme de ma vie! car enfin elle ne laissait pas paraitre que sa superficialité comparativement à bien des femme aujourd’hui qui laisse trop paraitre qu’elle sont parfaite, est-cela qu’ont vous demande? être une femme sait un travail à temps-plein de nos jours, je le sait, sans compté les heure supplémentaire lol, mais bon, il ya encore bien des homme comme moi qui ce fiche royalement de illusion, du contraire j’ai vue en cette femme, le poids qu’elle portait sur sont dos depuis bien longtemps, celle du désespoirs et ont comprendra pourquoi! ont le sait tous! La ville nous tue goute que goutte, ont doit rien laissé paraitre ou montré nos faiblesse, autrement ont s’enterre soit même tristement.

    Je sympathise quand même avec toi Nicolas, nom que porte mon frère, sans rancune aucune, je le vie moi aussi jour le jour ma tristesse, donc je n’est plus beaucoup ami(e)s dans ma vie, car étant à me questionné sans arrêt, ont avance pas, alors que nos ami(e)s si, avec tout le tralala qui vient avec, certain décide de fuir, ce qui leur fait peur en nous, je vous comprend quand même, j’aimerai écrire un livre, mais je ne suis pas écrivain, je ne jette pas tout le blâme sur qui que ce soit, en m’excluant, mais ont à tous un rôle à joué pour construire un monde meilleur, loin être parfait, ont devrait évité de jugé qui contre, ou leur faire un procès publique, du genre tout le monde en parle, comme si c’était pas assez du ridicule qu’elle à eu à supporté cette soiré là, les gens qui était spectateur était ignoble à sont endroit, applaudissait et riait de tout cœurs au joke et au propos tenus de Lepage envers Isa , j’était révolté qu’ont ce fiche des gens différent et vraie comme ceci, tant bien que mal, ont ne là jamais laissé finir ses phrases, alors tout les incompris on compris tout de travers, en croyant que tout ce qui était dit dans sait livre, était vraie, bande de…

    Cela reflète bien nôtre monde aujourd’hui, qu’un grand show tv, une pièce de théâtre, voilà pourquoi autant de gens ce tue, ont est tanné de ce faire jugé, et qu’ont nous impose presque être parfait, toujours bien paraitre, chaque personne est importante dans la vie, alors resté vraie! les gens sont supposé nous aimé avec nos défaut et nos qualité, la vraie richesse qu’ont a n’est pas celle que l’ont a dans les poche, mais celle que l’ont a à intérieur, alors montré le donc de temps en temps, sans trop généralisé, pour les âmes sensible.

    J’irai porté une rose blanche devant chez elle, dès que j’aurai un peu de sous, histoire de laissé passé ma rage et mes peines, avec vous tous! Pour dire enfin liberté.

  76. Caroline Proulx a écrit :

    Bonjour Nicolas
    et à ceux qui sont touchés de près par la disparition d’Isabelle,

    J’ai été foudroyée depuis vendredi et je n’ai pas voulu réagir et écrire à chaud. Il faut dire que j’ai eu un certain haut-le-coeur à entendre tant de choses venant de gens qui ne la connaissaient pas personnellement, dans les médias et ailleurs, comme si soudainement sa vie était éventrée aux yeux de tous, l’affaire de tous, encore plus vulnérable parce que plus là pour ériger ses remparts contre le monde. Cela m’a rappelé une vieille manie de vouloir la protéger de ceux qui ne cherchaient qu’à la déshabiller dans les divers sens qu’on voudra bien comprendre, à l’époque déjà où elle était Isabelle et pas encore Nelly Arcan. Je suis d’accord avec toi, Nicolas, que la place que tu nous as fait ici doit lui rendre hommage et je t’en remercie.

    Tout comme toi, cela faisait quelques années que je n’avais plus vu Isabelle, mais sa disparition a soulevé depuis vendredi un raz-de-marée venu d’un passé où Isa remplissait mon quotidien, une époque où elle fut une amie exceptionnelle, constante et fidèle, présente dans les bons comme dans les mauvais moments. Nous nous sommes d’ailleurs rencontrés à l’époque de votre relation. C’est donc le témoignage d’une vieille amie que je souhaite laisser ici.

    Car, ma belle Isa, quand j’ai appris ta mort, beaucoup de choses ont refait surface et j’ai eu besoin de comprendre ce qui est revenu m’habiter soudainement, comme à chaque fois, dans les dernières années, que j’ai entendu parler de toi par des collègues, par les médias, par des gens qui ne te connaissaient pas et qui parlaient de ton oeuvre ou qui se posaient des questions sur toi. Tu auras été un mystère pour beaucoup de gens et même pour ceux qui ont été proches de toi.

    Quand j’ai su pour ta mort, j’ai eu cette douleur profonde comme autrefois, quand je te voyais souffrir et être blessée. La façon dont tu nous as quittés est à l’image de cette blessure qui te hantait depuis longtemps et qui reste pour moi difficile à accepter. Je comprends aujourd’hui à quel point je t’ai aimée. Je sais aussi que ce sentiment ne m’a jamais quittée malgré les années de silence et la distance que nous avons prise doucement, par la force des choses. Je voudrais te le dire aujourd’hui même si tu ne peux pas me lire. J’ai espéré profondément que tu sois heureuse. Et bien entendu, j’ai été plus souvent qu’autrement fière de toi, de cette force et de ce talent qui étaient aussi tiens, tissés à même ta fragilité qui faisaient dans mon souvenir ta beauté. C’est cette beauté profonde qui me reste de toi, venue à la fois du passé et de ce que tu es devenue au fil des années.

    Alors, Isa, j’espère de tout mon coeur que tu as enfin trouvé la paix. C’est venu le temps pour moi de te dire définitivement Adieu. Merci pour tous nos moments, même si c’est de vive voix que j’aurais aimé te le dire.

    Salut Nicolas, en espérant que tu puisses sentir ta peine partagée par quelqu’un du passé.

    Caroline

  77. Pierre a écrit :

    J’ai croisé Isabelle à quelques reprises et ces mots m’ont toujours traversés les oreilles comme si ils étaient une comète. Elle me manque…elle me manquera toute ma vie et jamais je ne l’oublierai. Courrage Nicolas!

  78. A.Valade a écrit :

    La mort de Nelly Arcand me boulverse profondément. Je trouvais cette femme d’une grande beauté et d’une grande lucidité et intelligence.

    Je ne cesse de revoir dans mon esprit ce jeudi après midi où Nelly Arcand a décider de mettre un stop définitif a sa vie. Car, au moment où elle tombait dans l’abime de la mort, moi j’étais a l’UQAM, dans un cours d’histoire de l’art, un cours dans lequel nous revoyons l’évolution du statut de l’artiste dans nos sociétés.

    J’ai appris la nouvelle de son suicide que dimanche matin en allant au dépanneur. Je n’achète pas les journaux, je ne regarde plus la télévision depuis plus de deux ans et depuis un an je n’avais pas internet à la maison. Je me contente de regarder les grands titres de la première pages des journeaux. Cela me suffit, car je n’aime pas comment nous traitons l’information dans nos médias en général.

    C’est donc en voyant la photo de Nelly Arcand en première page du Devoir, en lisant la date fatédique 1973-2009 que j’ai compris que Nelly Arcand était morte. Cela ma fait un choc,tout un choc. Je me répétais, mais pourquoi elle a fait ca..pourquoi…J’ai acheté le journal. Je voulais comprendre.

    J’ai passé la journée du Dimanche a pleurer. Cette histoire est pour moi très confrontante car je suis moi même une personne qui souffre de dépression majeure a tendance suicidaire. Même si je n’ai jamais vraiment faite de tentative concrète, l’idée de ne plus vouloir vivre est venue souvent hanter mon esprit au point de ne plus être en mesure de fonctionner normalement pendant plusieurs jours d’affilés. C’est a dire que , durant ces intenses moment où je me bat contre le suicide, je m’enferme chez moi et ne parle à personne. Je ne mange plus,et je reste dans mon lit pendant des jours laissant mes activités de cotés étant incapable de les poursuivres.

    En apprenant la mort de Nelly Arcand j’ai été confronter à mon propre désir de mort.

    Ce désir de mort n’est pas une lâcheté face à la vie. Je sais que c’est plutôt une fatigue chronique de traîner en soi la mort. La mort psychique, la mort de l’âme,la mort de l’être. J’aime la vie, mais je n’aime pas la société. J’aime la vie, mais je n’aime pas le monde dans lequel je vis. Je n’aime pas notre manque de sensibilité à l’autre,notre course effrené contre la montre, notre vie qui se résume à acquérir de l’argent, des biens et une image sociale qui nous confines dans une prison sociale dont on peu difficilement aujourd’hui remettre en question et éviter.

    Personne ne choisis d’avoir la mort en soi, personne. La mort en soi s’installe tranquillement sans que nous en prenions nous mêmes conscience. C’est avec le temps que nous réalisons cette mort intérieure comme fesant partie de notre bagage intérieur. Le vide intérieur, la mort intérieure est une voleuse de vie qui vient défaire tout nos rêves, nos plans de vies, notre amour de soi, nos amours des autres.

    Quels sont les événements qui ont participés à la présence de cette mort en soi? Pour Nelly Arcand, je l’ignore car je ne la connais pas intimement.Pour moi c’est la violence. La violence d’une société qui tolère la violence. ET ce depuis ma venu au monde en 1959. Je n’entrerais pas dans les détails, ce n’est pas le but de mon propos. Je tente ici de dire que pour moi le suicide de Nelly ARcand n’est pas une décision individuelle, narcissique, romantique ou même une fuite devant la vie.

    Tout comme Nelly Arcand je suis une femme intelligente, belle et sensible. J’aimais les propos que tenait cette femme. Peu de femmes osent parler comme elle, très peu. Je sais que moi même lorsque j’ose dénoncer ou critiquer la société je me fais vitement ramasser par ceux et celles qui refusent d’entendre la vérité sur notre société.

    Nelly Arcand disait vraie. Elle était lucide, et elle avait raison dans ses propos. Entièrement raison. Des femmes comme elles nous en avont besoins dans notre société, mais malheureusement nous les taisons. Nous taisons tout discours qui pourrait nous permettres de changer nos mentalités. Cela est trop confrontant pour chacun de nous.

    Je demeure profondément choqué d’apprendre que pour payer ses études universitaires elle a du utiliser les services d’une escorte. Se prostituer pour arriver à payer son loyer, sa nourriture, et ses livres scolaires demeure pour moi une insulte à son intelligence de femme.

    Aujourd’hui nous allons tenter de justifier son suicide en prétexant que cette femme était déjà suicidaire. C est encore tenter de nous lancer de la poudre aux yeux car le vraie débat concernant le destin tragique de cette femme, qui avait le droit de vivre dignement n’est pas un problème individuel c’est un problème collectif.

    Le suicide est un mal collectif et non individuel , comme la violence de nos sociétés. UN gouvernement qui sous finances ses étudiants par le biais de prêts et bourses et qui garde ces mêmes étudiants sous un seuil de pauvreté inadmissible doit être dénoncé publiquement. C’est une attitude criminelle qui est toléré par la société. Tout come la violence des guerres hyper financé par nos gouvernements, et l’économie mondiale actuelle qui appauvries de plue en plus ses membres. Rendant ainsi le phénomène de la prostitution de plus en plus présent autour de nous.

    Pour financer ses études cette femme à dû se soumettre à un métier que nos sociétés valorises et romantises et pour certains normalises.

    Une société qui encourage la guère, la violence, la prostitution n’est guère une société dans laquelle il est aisé de vivre.

    Nelly ARcand nous le prouves aujourd’hui.

    Moi même étudiante a temps plein depuis deux ans je fais face à la même situation d’urgence à savoir comment vais je vivre avec 340 dollars par mois ..je devrais faire quoi si je veux terminer mes études avec dignité et fierté.

    Je suis une artiste qui tente de prendre sa place dans une société qui n’encourage pas l’intelligence, la sensibilité et la dignité.

    Je me souhaite le courage de continuer et la mort de Nelly Arcand sera un symbole pour moi de persévérence. Son suicide me donnera le courage de continuer à dénoncer l’irresponsabilité de nos gouvernements et de nos sociétés faces à la misère de l’autre, fesant de cette misère un problème individuel plutôt que collectif.

    Chère Nelly, repose en paix car maintenant tu es avec les anges…Je t’aime..

  79. Rosaline a écrit :

    Chère Nelly je ne te connaissais pas mais tes écrits m’ont rejoints… en fait nous sommes toutes un peu folles et un peu putains. Nous sommes toutes alimentées pas le désir de plaire mais nous préférons le taire. Chose que tu savais si bien dire pour nous…. Maintenant , l’à où tu es j’ose croire que tout est parfait.

  80. Jean a écrit :

    Isabelle ou Nelly, toute une femme, une vraie femme, une femme vraie, un ange, une étoile au firmament. Nous t’aimions. Sincères condoléances à sa famille et à tous ceux qui ont eu le bonheur et la chance de la côtoyer.

  81. Dominique A. a écrit :

    Depuis sa mort je n’arrête pas de pensé, de réfléchir, un peux comme tout le mondes quoi! je digère pas que des gens comme nous, ce donne la mort si subitement, même en ayant envie que tout nos souffrance arrête, chacun est différent, mais bon il y a tellement de choses qui aurait pu faire en sort qu’elle y soit aujourd’hui encore en vie, sait fous, qu’une journée de plus dans sa vie, aurait pus changé quel-que choses, et la gardé en vie plus longtemps, quand j’y pense, voilà pourquoi je passe pas à acte aussi, parce que je sait que dans 2 semaine dans 1ans, ou plus, je m’en voudrai avoir agis de la sorte, si en projetant mon futur, ma vie est de moindre douleurs, et une fin heureuse.

    Ont rêve tous de mourir sourire au lèvres et je pense que même au dernier souffle elle voulait encore resté en vie, mais faute être compris des action qu’elle avait posé, elle sait fermé les yeux complètement, la douleur était trop forte, il était trop tard pour revenir en arrière.

    Pour les intéressé allez donc consulté les chronique qu’elle écrivait chaque semaine pour Le 24 HEURES et vous allez comprendre bien des choses, à propos de sa vie personnelle, quel-que chronique sont superbement passionnante et à la fois drôle, cette fille avait beaucoup de talent, et un don innée dans la façons de dire ce qu’elle pense, je suis sûre que ce suicide aurait pu encore une fois être évité, si ont aurait entendu sa détresse psychologique, je croit que tout ceux qui ont joué un rôle dans sa vie, ont une part de responsabilité dans ce qu’elle à choisis de vivre au dernier acte.

    Certes elle trainait depuis fort longtemps un bagage trop lourd sur sait épaules mais dans les chronique qu’elle à si bien écrit et qui parle d’elle même souvent, ont vois très bien sait dernier tracas et ceux qui vienne dy à longtemps la suis continuellement, je ne peux pas croire, que personne ne là prise en charge, qu’elle restait seul avec elle même chez elle! lui laissé vivre sa vie superficielle qu’elle détestait beaucoup, même si elle participait collectivement parlant.

    Elle dénonçais tout sa justement! mais vous avez jamais pour autant écouté, vous avez ignoré, vous sentent inutile, alors vous attendiez que le jour fatidique arrive enfin, je comprend tout de même, chacun entre vous, impuissant, mais enfin, sait sont copain instant dernier que j’aimerai bien savoir qu’elle genre de mec s’était, ce tuer quand ont est en couple, j’ai jamais vue sa vraiment, si tout allait bien, qu’est qui à bien pu lui traversé l’esprit? j’ai de petit doute là dessus, mais je les garderai pour moi, absurde et injuste la vie parfois.

    j’ai passé mes nuit à lire tout sait écrit, allez jetez un coup d’œils, vous en redemanderai! en passant, je trouve bizarre une fille qui ce tue 1 mois seulement après être déménagé, oui oui 1 mois seulement, sait assez curieux tout sa!

    http://www.24hmontreal.canoe.ca/ici-chroniques/nellyarcan/

    http://www.24hmontreal.canoe.ca/ici-chroniques/nellyarcan/

  82. Nicolas Ritoux a écrit :

    Troisième série de commentaires retirés… J’essaie de garder cette page propre et belle, j’espère que vous me comprenez.

    Pour ceux qui ont été retirés : vous ne connaissez ni moi ou Isa, vous n’avez aucune idée de ce dont vous parlez. Vous avez tout le loisir de proférer des théories saugrenues ou idiotes à partir de nos écrits respectifs, mais pas ici. Encore une fois, il y a tout l’Internet pour ça, ne vous gênez pas.

  83. Dominique A. a écrit :

    Sait clair et quoi qu’il en soit, sa ne la refera pas revenir, souvenons nous d’elle en bien, et puis après tout je pense pas que tout sait ami(e)s était contre elle, comme ceux qui ont fait le choix en cours de route abandonné, l’amitié est pas parfaite non plus, chacun ses défaut et ses qualités, certain reste, certain nous fuis, une question de choix aussi, que dire de plus sa m’est arrivé plus qu’une fois de perdre un être cher, sous diverse forme, maladie, suicide, accident, ont ne s’habitue jamais à ce genre d’émotions qui arrive subitement comme l’orque l’ont tombe du lit, ont ce relève toujours heureusement, mais après combien de chute!

    Un moment donné ont termine avec une jambe fracturé, en guise de calmant, pour essayé de faire semblant que le deuil est terminer, mais le deuil ne disparait malheureusement pas comme ont voudrait, sait un long processus, qui demande énergie, détermination, avec une bonne dose de courage, pour affronté nôtre culpabilité, ensuite sur le coup du pourquoi, qu’ont ce répète sans arrêt, ont ce remet soit même en question, et ou est la raison à tout sa? amour bien sûre, pour ceux qui le comprenne pas encore.

    Vous en avez un preuve vivante devant vos yeux, Nicolas, n’aurait jamais écrit tout sa, si il ne l’aimait pas encore, et quand je parle amour, ce n’est pas nécessairement avec un grand A! pour l’amour de ma vie, amant, ami(e), ont peu interprété de bien des manière d’une personne à l’autre, mais si ont ne connait pas la véritable amour qui à eux entre eux à cette époque, oublier de les jugé, car ce n’est qu’a vous que vous vous ferez mal.

    Cette lettre dégage beaucoup de culpabilité, et sait normal vue les circonstance, je me souvient d’un de mes ami qui sait aussi suicidé, différemment certes mais l’essentielle dans tout ca! sait que même étant plus sont ami et perdu de vue pendant quel-que année, il avait encore quel-que période noir, même si c’était presque un secret pour tout sait ami(e)s autour de lui, certain comme moi, voyait en lui, beaucoup plus qu’une simple personne qui avait besoin d’aide, mais il avait aussi besoin d’être aimé comme il était intérieurement, extérieurement s’était bien différent, mais pourtant il parlait quand même avec sont intérieur. non de ce qui était à l’extérieur, et pourtant sait assez dure de nos jours, Nelly en avait beaucoup parlé, alors pas besoin de le redire.

    Sa fessait plusieurs année qui martyrisait sa mère, sait ami(e)s et même sa femme, avec sait nombreuse tentative de suicide, ont sait toujours dit, qui le fessait que pour cherché de attention, et nous sentir coupable, être trop bon avec lui! parce qu’un jour bien des gens lui ont dit, André, arrête de nous martyrisé continuellement, ont à tout fait pour toi, oui et vraiment tout! ont à compris que peux importe ce qui changerait dans sa vie, il ne serrait jamais heureux, parce qu’il en demandait trop, alors un jours après de quel-que année accalmies, pour un rien, la goutte qui fait débordé le vase, sa paie complète dans une machine à vidéo poker, et qu’un amie qui venait juste de le rencontré lui à dit André sa va! j’espère que ta pas mise ta paie au complet la dedans, tu gagnera pas, car je l’est vidé à matin, mais il était trop tard, s’était fait, plus un sous en poche, une femme et 2 enfants qui attende à la maison, lui à donné une raison encore pour enfin en finir avec soi une bonne foi pour toute, parce que ce jours là il avait honte, honte, avoir été aussi con, avoir travaillé si dure, pour en arrivé là!

    Alors avec la honte avoir été con (insouciant) parce que avec lui tout était à recommencé jours après jours, il fallait continuellement le motivé et le faire réfléchir comme si il passait pas assez de temps pour ce remettre en questions, il ne fessait que sa! il est mort à 30ans, il sait jeté en bas d’un pont, et non pas dans l’eau, il voulait vraiment s’effacé, sans était trop.

    Tout sa pour vous dire, que je me reconnait beaucoup en toute sait personne qui souffre, car je suis aussi comme eux, un grand émotif, et j’ai bon cœurs, je me pose encore trop de question et je sait que cela est pas très bon pour le morale, je m’accroche à ce que je peux, la musique, les personnes que j’aime bien, la nature, car en eux je vois, la sincérité et la simplicité, et au fond de moi sait ce que je suis, un être simple, sincère et qui n’a pas peur de dire ce qui est au fond de lui! enfin Nelly s’était aussi un être à part entière au fond d’elle, je l’est sentis, mais comment ce défendre quand ont à plus de flèche à sont arc.

  84. Rainbow a écrit :

    Isa mon petit ange!
    Tu as été toute une révélation pour moi. J’ai lue ton premier livre putain et ce qui m’a accroché est ta relation douloureuse avec ta mère. Je sentais ta colère, ta peine, ta détresse et je la vivais encore ……. J’ai toujours voulue écrire et j’ai commencé des dizaines de roman sans n’en terminer aucun mais aujourd’hui je souhaite que tu me donne l’énergie pour m’y remettre. Je le ferai je te jure et tu seras ma source!
    Quand j’ai entendue la nouvelle a la radio a 6h00 le mat….oublie ca je ne trouvais plus sommeil. J’avais compris que tu n’en pouvais plus de se mal de vivre. J’ai été plus chanceuse que toi car j’ai passé a travers ce maudit passé et je me suis fait une nouvelle vie. Je n’oublierai jamais, pardonnerai jamais mais j’ai réussis a passer a travers.
    J’ai été une copine de Gaétan Girouard étant plus jeune et a l’annonce de son suicide j’ai été des semaines bouleversée mais je comprenais. A ce moment de ma vie je me disais que lui étais beaucoup plus courageux que moi. J’étais prête moi aussi mais trop lâche…. tant mieux!
    Aujourd’hui je suis une nouvelle femme et avec mon âme soeur je souris à la vie et j’aurais tant aimée que tu reste parmi nous et d’avoir la même chance que moi.
    Isa tu me manqueras……….. tu nous manqueras a tous / toutes! Va et rejoins ta soeur tu as pleins de choses a lui raconter sur notre monde.
    Mes sympathies a ton fiancé et de tout la haut veille sur lui petit Ange! xxxx

  85. sueli a écrit :

    How is it possible that a person, who had a medical history of suicide, was encouraged to write a fictional romance about “suicide”?

    This question is hunting my soul with the possibility of Nelly-Isabelle’s suicide being a tragic and sad illustration of “neglect” by professionals surrounding her – such as those assisting her in her writing process – to disregard the danger of motivating a suicidal person to fantasise about suicide.

    It is enormous the emotional confusion and fragility of an individual who was known for a tendency to kill herself. When I suicidal fantasises about suicide, this is regarded by health professionals as an engagement to “plan” the final steps leading to suicide.

    Every time I have dived in the dark waters of suicide, I had been kindly asked if I had a plan. Depending of my answer, I did receive different treatments: sometimes medication, sometimes psychological therapy, sometimes close supervision by health professionals, and the very scary possibility of hospitalization.

    Was she being closely assisted by health professionals? Were the editors of her book “Le Paradis clef en main” trained to deal with mental health?

    ———————

    Comment se possible qui une personne, qui avait des antécédents medicales de suicide, a été encouragé à écrire un roman fictionel sur le «suicide»?

    Cette question terrorise mon âme avec la possibilité du suicide de Nelly-Isabelle d’être une illustration tragique et triste de « négligence » de là par des professionnels qui l’entourent – tels que ceux que l’assistant dans son processus d’écriture – à écarter le danger d’inciter une personne suicidaire à imaginer une fantaisie de suicide.

    C’est énorme la confusion émotionnelle et la fragilité d’un individu qui est connu pour une tendance à se suicider. Quand un suicidaire accepte de dire qui elle est en train d’imaginer une façon de suicide, cette démarche est considérée par les professionnels de la santé comme un engagement de «planifier» les dernières étapes menant au suicide.

    Chaque fois que j’ai plongé dans les eaux sombres du suicide, j’avais été aimablement demandée si j’avais un « plan ». En fonction de ma réponse, je reçu de traitements différents : parfois des médicaments, parfois la thérapie psychologique, parfois une surveillance rigoureuse par des professionnels de la santé mentale, et parfois la possibilité très effrayante d’hospitalisation.

    Était-elle assistée par des professionnels de la santé mentale? Est-ce que les éditeurs de son livre « Le Paradis clef en main » étaient formés pour faire face à la santé mentale et de s’occuper de Nelly-Isabelle à mesure de son état psychique?

  86. ÿves a écrit :

    Salut Niko,

    C’est le témoignage d’un gars sensible confronté à une fatalité certaine. C’est un peu vertigineux lorsqu’on y pense. On ne se souhaite pas ce genre de malheurs… mais ils arrivent.

    Comme avec Dédé, que je connaissais par personnes interposées et que j’ai aussi connu “avant qu’il ne soit Dédé”, on se dit quand l’irréparable survient un soir d’automne : «merde, j’aurais dû aller le ou la voir et lui parler. Peut-être que j’aurais pu changer le destin..»
    C’est comme croire que si on est spectateur, on changera l’issue d’un match. Bien prétentieuse supposition quand même, mais peut-être que l’important, c’est d’y croire et suffisamment pour le faire. Et justement cesser d’être spectateur… Peu importe ce qui arrive ensuite.
    Mais j’avoue qu’il y a des spectacles où on ne peut s’inviter parce qu’on est ailleurs ou simplement étranger.

    Je ne suis pas triste pour elle mais pour toi, et «ceux qui restent, qu’elle a touchés…». C’est triste de savoir que le tic tac de son horloge s’est arrêté parce que la tête ne suivait plus le corps. Comme pour défier toute logique qui nous fait nous battre pour survivre. La chimie du cerveau est insondable.

    Il faut dire à nos adolescentes qu’on les aime comme elles sont parce que ce n’est pas les médias qui se nourrissent de pubs qui vont les aider là-dessus. Il faut leur apporter notre soutien pour qu’elles puissent se faire confiance, et éventuellement avoir confiance en elles. Il faut les sensibiliser à éviter les excès de “l’industrie de la beauté” qui n’hésitent pas à investir des milliards dans leur business parce que cela leur rapporte tant. Elle est là la dictature. (quel antinomie! : l’industrie de la beauté produit de la laideur intérieure)
    Attention, parce que cette industrie se tourne maintenant vers les gars et nous assisterons aux mêmes dérives.

    Au-delà de ces considérations, je t’offre mes sympathies pour Isabelle. Sa fuite en avant aura causé son départ prématuré, un départ vivement ressenti par tout ceux qui ont apprécié ses grandes qualités, son indéniable génie.

    Je partage le grand chagrin qui t’arrive.

    ÿves

  87. Sandrine a écrit :

    Pour ces lignes venues du coeur qui arrachent des larmes, qui peinent et qui donnent envie de tout, tout d’un coup.
    Mot inutile;
    Courage.

  88. André a écrit :

    Nicolas, je comprends ta peine et ton impuissance.
    J’ai vécu moi même le deuil d’une être chère qui a aussi choisi la mort. Mon réflexe a été, contrairement à plusieurs personnes dans le cas de Nelly, si j’avais su. Car je ne savais pas ce qu’elle vivait.

    Peut-être que le départ de Nelly, que je ne connaissais pas personnellement, me replonge dans ce désir que j’avais de changer les choses.

    J’avais comme bien du monde vu Nelly à Tout le monde en parle, mais je n’avais pas réalisé à qu’elle point elle était lucide et honnête. J’ai lu quelques un des ces articles écrits dans l’hebdomadaire Ici Montréal dernièrement, les mots me manques tellement elle me touche.

    Nelly j’aimerais te dire que si j’avais su à qu’elle point tu étais en danger, j’aurais essayer de te réconforté. Je t’aurais encouragé et aidé à déménager, car j’ai lu ton dernier article qui décrivait à quel point l’odeur environnante te dérangeait. J’aurais essayé de te distraire de cette obsession de la beauté qui est temporaire. J’aurais, j’aurais, j’aurais. Nelly, ta sensibilité a eu le dessus. Je trouve cela triste, tellement triste. Le monde dans lequel on vie présentement, ne va pas en s’améliorant, la publicité, l’image que l’on montre de la femme, tu l’a dénonçait et je crois que tu avais entièrement raison, car comme tu le disais, on est passé d’une extrémité à l’autre. Les mots me manquent. J’ai de la peine, car j’ai l’impression que ce qui a eu ta peau est, et restera tant que l’indifférence aura le dessus sur l’humanité.

    Je ne sais pas s’il y a quelque chose après la vie. Mais si c’est la cas, et bien j’aime à croire que tu es en sécurité auprès de ma Claire et tout les autres qui se sont fait bouffer par la société dans laquelle nous vivons!

    Il y a de quoi être fâché car cette société, si ce n’est pas nous qui l’a changeons, qui le fera?

    André Gauthier
    Montréal

  89. Suzanne a écrit :

    André Gauthier, très touchant ce que tu dit à propos de Nelly. Tu exprime bien ce que je ressent.

    Je viens de commencer à RE-lire ”Folle”.
    Je découvre bien des choses que je n’avais pas remarquée avant. Elle avait une grande souffrance la belle, intelligente et gentille Nelly. Moi aussi j’aurais voulu lui venir en aide.

    Bon repos Nelly,

    Suzanne T.

  90. Geneviève R. a écrit :

    Je suis si désolée. J’avais lu Putain et Folle. Le style d’écriture -magistral, raffiné, tragique, magnifique- de Nelly Arcan m’avait fascinée sitôt son premier roman publié -et dévoré rapidement- J’écris aussi, et cette écrivaine m’avait tout de suite touchée et fortement inspirée avec son style mordant, cru, d’une lucidité désarmante, un cri d’alarme en condensé, une tragédie à peine voilée. Je ne sais quelles souffrances elle a dû endurer, quelles épreuves elle a eu à traverser. Je sais seulement que même sans la connaître le moins du monde, le geste qu’elle a posé -son suicide- m’a profondément ébranlée. Parce que l’écriture demeure, j’en suis convaincue, pour tous ceux qui écrivent, un exutoire aux choses trop douloureuses pour être exprimées autrement, je ne peux m’empêcher d’être infiniment attristée en me disant que l’écriture ne l’a pas sauvée, cette Nelly Arcan. C’est un peu plus de désespoir qui est maintenant jeté sur les écrits de tous ceux qui continuent à rédiger en espérant voir ainsi leur vie s’alléger d’un poids dont ils ne peuvent se départir autrement. C’est triste. Si écrire ne chasse plus les papillons noirs, que reste-t-il? Repose en paix. Et veille sur les autres, les inconnus, les écrivains en herbe, qui s’échinent à écrire pour oublier. Et qui souhaitent, ne serait-ce qu’une seule minute dans leur vie, connaître un succès aussi fulgurant que celui qui fut jadis le tien.

  91. une autre fille a écrit :

    Je n’ai pas connu personellement Nelly mais apres avoir lu ses deux premiers romans, je me souviendrais toujours de mon envie de vouloir lui parler. Un point tel que j’ ai fouiller un peu son Facebook etc… mais je n’ai jamais osee la ‘deranger’ par peur de n’avoir au fond rien a lui dire, excepte que j’ai pleurer toute les larmes de mon corps en lisant ses livres, surtout Folle.
    J’etait stupefiee de voir comment elle avait le don de decrire des sentiments qui sont si vrais, et qui pour moi n’ aurait jamais plus se transcrirent sur papier. Des sentiments de Femmes qui sont pour moi indescriptibles, elle savait comment les transmettrent.
    Etant moi-meme une travailleuse du sexe, ses descriptions me rejoignaient beaucoup. D’un sujet a l’autre (au fond, toujours le meme) je me voyais dans ses livres… Nelly etait sans aucun doute une femme profonde. Tellement profonde qu’elle paraissait pour certain comme une victime, mais au fond c’est une grande gagnante.
    Nelly nous a quitte mais je suis certaine qu’elle a compris bien des trucs que la plupart d’entre nous ne comprendront jamais avant de mourir. C’etait peut-etre une femme troublee, je ne sais pas, mais c’etait tres certainement une femme intelligente, realiste et lucide malgre tout. Car seul une femme lucide peut s’exprimer comme Nelly a su le faire, et je lui tire mon chapeau.
    Merci Nelly d’avoir ecrit de si beaux romans, et Merci d’avoir ete vrai dans ton ecriture. Je regrette maintenant de ne pas t’avoir deranger, car j’aurais bien aimer apprendre a te connaitre. On se revois en haut! Peace…

  92. crepeau a écrit :

    SALUT NICOLAS,JE SALUE TON COURAGE TU AS DIT CE QU’IL FALLAIT.JE NE CONNAISSAIS PAS PERSONNELLEMENT NELLY MAIS J’AI CONNU DES GENS QUI SONT TOMBÉS UN JOUR OU L’AUTRE DANS L’ENFER DE LA DROGUE ET DU SEXE.CAR À MON POINT DE VUE LE FACTEUR DÉTERMINANT A ÉTÉ SA CONSOMMATION D’ALCOOL ET DE COCAÏNE.C’EST UN MÉLANGE MORTEL QUI FINIT TOUJOURS MAL.UN DE MES PETITS COUSINS,ROGER F. POUR NE PAS LE NOMMER,S’EST PENDU DANS SON GARDE ROBE,IL ÉTAIT COCAÏNOMANE.PUIS SON EXPÉRIENCE COMME ESCORTE NE L’A SÛREMENT PAS AIDÉ,SES ÉMOTIONS ONT DÛ EN PRENDRE UN COUP.ENCORE LÀ C’EST UN SCÉNARIO CLASSIQUE:LES TRAFIQUANTS DONNENT DES CADEAUX À LA JEUNE FEMME AVEC COMME BONUS UNE PETITE DOSE DE COCAÏNE.QUAND ELLE EST DEVENUE ACCRO ALORS LE CHEMIN EST LIBRE POUR LA FAIRE TRAVAILLER DANS L’INDUSTRIE DU SEXE SI LUCRATIVE.FAIS UNE RECHERCHE SUR RICHARD POULIN,LE PROF DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA,IL A DÉNONCÉ CETTE INDUSTRIE MALFAISANTE.C’EST TRISTE POUR ELLE ,ELLE AVAIT TOUTE LA VIE DEVANT ELLE,CET APRÈS-MIDI JE VAIS VOIR MON AMIE VICKY,ÂGÉE DE…101 ANS.RESPECTONS SA MÉMOIRE ET LE BIEN QU’ELLE A FAIT SUR CETTE TERRE.

  93. Isabelle a écrit :

    Cher Monsieur,

    Je suis une âme électrique, et lorsque j’ai parcouru votre lettre, j’ai eu l’impression que Nellyisa l’avait lu. J’en suis certaine. Je voulais vous écrire depuis l’atroce nouvelle, mais n’en trouvais pas le courage. J’ai eu la chance inouïe de rencontrer Nelly, sur facebook, puis, d’échanger avec Elle, des mails et très souvent des conversations de plusieurs heures “in live”, on dit. Une belle amitié s’est tissée au fil du temps. Je revais de La rencontrer là où Elle habitait. On en avait parlé, et Elle me disait “que les voyages outre-atlantique l’épuisaient plus que de raison”, et qu’il faudrait, dès qu’Elle aurait remis son livre à son éditeur, que nous nous rencontrions. Elle s’étonnait, telle une enfant, lorsque je lui disais ce que j’aimais dans la vie, en fait on se “ressemblait”; nous portions, sans le savoir au début, les 2 mêmes parfums (coco melle, et GUCCI II). Je lui disais qu’Elle était une fleur Douce, et Elle me retournait le compliment avec toujours ce ton juste et humble, celui des grandes âmes. Je lui racontais combien Elle était tout pour moi, combien c’etait un ange, combien ses livres étaient et resteraient toujours gravés dans mon coeur et ma mémoire, pourtant si souvent défaillante…..
    Aujourd’hui, je ne pense qu’à Elle. J’ai la chance de croire en un au dela (auquel Elle s’amusait à me dire: “que c’était une illusion”), et je ne peux m’empêcher de penser qu’Elle n’aurait peut être pas commis “cela”, si Elle avait lu du Neale Donald Walsch, du Ekhart Toole, sources puissantes de “spiritualité” (livres sans danger, non extrémistes, et particulièrement convainquants).Deux jours avant…., on a parlé, et Son ton était enjoué: “je suis dans mon nouvel appart très cocooning, et je m’y plais tellement….”, Elle me disait qu’Elle pointait ses relevés de comptes en me parlant, qu’Elle triait de la paperasse….des choses banales…
    Pourquoi, ne Lui ai-je pas parlé, de choses plus “profondes” ce jour là? Pourquoi n’ai je rien vu? Que du feu. C’est le feu que je vois aujourd’hui en pensant à Sa souffrance et au fait qu’Slle était bien trop mal entourée….
    Je sais qu’Elle vous a adoré, je sais aussi que votre relation était trop “difficile” à vivre. Je vous admire, cher Monsieur, d’avoir écrit cette magnifique lettre qui me touchera encore et encore longtemps. Vous L’aimiez aussi, et je vous plains de L’avoir connu “vraiment”. Ce petit ange, Ses yeux si innocents, Son sourire de petite fille fragile. Ses yeux que je sais et que j’imagine fermés. Son nez que j’adorais, si particulier, si noble. Cette pureté qu’Elle avait qui pourrait avec aisance laver la noirceur de tous ceux qui Lui ont fait du mal, de toutes ces femmes “bien pensantes” que j’exècre, et qui n’arrivent pas à Sa cheville.
    Je prie Dieu, qu’Elle soit heureuse, qu’Elle puisse enfin respirer. Elle est un amour pour moi, je ne peux pas dire “mon amour”, car l’on appartient vraiment qu’à soi même…Pourtant, Elle était aussi mon amour. Je l’embrasse tendrement,je vous envoie également toute ma sincère affection, Cher Monsieur, et tout mon coeur se joint à votre tristesse.
    Je vous embrasse fort,
    Isabelle

  94. captain babounne a écrit :

    Tous le monde ici semble bien grounder sauf ginger qui dit ”dans lequel le mâle enfante perpétuellement le mal. ”

    je sait pas mais ca sonne comme une lesbienne illuminé et frustré.

    i’m just saying…

  95. Eva a écrit :

    Pour ma part, je suis ébranlée par la mort de cette femme délicieuse, que j’ai toujours trouvée inspirante et Vraie. Elle disais les choses telles qu’elles sont, et décrivait notre Monde comme il est, souvent cruel. Un monde avec des faux semblants, du paraître, au lieu des sentiments.Un monde qui cache tellement de soufrances, de violence, et j’en passe. Elle décrivait avec une telle plume franche, je cherchais souvent avec arderur ses chroniques, ses écrits. Sa plume me manque si péniblement, car c’était une référence, un guide pour avancer, et comprendre cette souffance qui m’entoure. Je voulais lui faire mon Adieu, a ma façon, car je ne la connaissais que par ses Écrits, que je lisais religieusement.

    En étant si franche, et si Vraie, elle a marquée a jamais mon coeur de par ses écrits. Je ne serais incapable de dire par les simples mots, comment elle m’a fait comprendre, ce qui m’habitait aussi au plus profond de mon Être. Merci Nelly d’avoir sans le savoir, ouvert les yeux sur ma Vie, et de comprendre ma Mission personnelle. Je suis si triste, que je ne reverrais plus ta fraîcheur dans la Noirceur de ce Tunnel que nous traversons. Cette noirceur du paraître, et le silence de la souffrance. Que tu n’as jamais traversé ma Route, que je n’ai jamais pu te dire cela personnellement, a quel point tu était le Joyau le plus précieux, Une Étoile qui brillera a jamais.

    Je garde tes derniers textes comme des Talismans, et lors des moments d’incertitudes multiples, de rage au coeur devant tant de souffrances, je vais y trouver un second souffle pour avancer, mais jamais abandonner ma Mission de Vie. Tu est éternelle a jamais. Evaxox

  96. Flavy a écrit :

    Je vous offre mes condoléances Nicolas
    Et n’oubliez pas que prochainement lorsqu’à nouveau ressurgira à l’intérieur de vous ce chagrin qui vous habite ces jours-ci qu’une femme telle que Nelly Arcand, qui avait cet incommensurable don de vivre intensément ses sentiments et sa sensibilité n’aurait pû faire le contraire que de vous aimer profondément, honnêtement, immensément vous l’aamoureux que vous avez été pour elle et qu’il est certain qu’elle vous considérait homme de grande valeur, Les autres elle ne les fréquentaient pas inutilement. De grâce ne lui faite pas offence en croyant à d’autres théories que celle-là, sans compter que c’est tout à votre honneur et idem pour tous ceux qui ont eu la chance de la cotoyée, je vous envie.
    Sinon c’est lui ôté ce qu’elle avait de plus authentique c’est à dire sa facultée de déceler chez l’autre la grandeur où la petitesse de leur âme. C’est une indélicatesse de penser aussi qu’elle a fait le mauvais choix dans ce dernier instant puisqu’on est tellement d’accord qu’elle avait une lucidité sans bornes, qui sommes nous pour prétendre qu’elle ne comprenait plus où se trouvait son droit chemin, moi je lui fait confiance car elle a démontrée à maintes reprises ses talents de femme éclairées elle n’en pouvait plus c’est aussi simple que celà, qui pourrait lui reprocher avec tout le savoir qu’elle nous a légué, avec tout ce travail qu’elle a fait à notre place, elle avait atteint son cotas comme on dit, sa limite au bout du compte et de toutes manières on ne pourras jamais lui mettre sur le dos de n’avoir pas assez donné dans la compréhension des autres, disons qu’elle a fait en masse sa part dans l’humanisme, faut pas non plus exagéré sur le pain bénit comme disait ma grand-mère.
    Tous s’entendent pour déclarer qu’elle était difficile d’approche et qu’il fallait avoir de bons arguments pour s’en faire une amie alors dans ce même ordre d’idés il est raisonnable d’affirmer que vous avez tous (c’est mathématique) un petit quelques chose d’aussi sublime qu’elle, d’aussi puissant, une espèce de ressemblance j’en suis persuadée pour qu’elle aie pue acceptée de vous inclure dans son cercle intime. C’est un hommage que vous devez accepté humblement. Et à elle la fabuleuse Isabelle-Nelly je me répète encore mais je ne peux que lui crier Bravo car j’ai toujours trouver qu’elle savait ce qu’elle faisait, qu’elle savait parfaitement ce qu’elle écrivait,qu’elle avait du génie pour décortiquer le vrai du faux, le bon du mauvais, alors pourquoi à présent je me mettrait à douter de sa lucidité, de son talent à décider et de quel droit je la soupçonnerait de n’avoir fait où pas fait la bonne affaire, c’est un jugement trop sévère que de lui attribuée une faute à ce dernier geste, c’est le genre de fille en qui j’aurais totalement confiance puisque je considère qu’elle était plus intelligente que moi donc ce n’est pas un choix que j’ai que de la félicité pour sa vie de combattante et sa mort de combattante c’est un devoir. Bec bec Mademoiselle Fortier-Arcand
    N.B. désolée pour les fautes d’ortographe.

  97. Claudette a écrit :

    Je sais qu’il y a déjà 1 mois mais je n’ai pas oublié et on n’a pas parlé beaucoup de son cas. J’en suis attristé car je la trouvais une personne intelligente, bien articulé et très intelligente pleine de talent.

    Je sais que l’on ne peut pas faire grand chose pour quelqu’un qui veut nous quitter car j’ai vécu plusieurs expériences et j’ai été là aux côtés de plusieurs à les conforter, les aimer et j’étais là pour eux à chaque moment quand ils avaient besoin de moi. Quand je me suis occupé de moi-même, aussitôt le dos tourné! Pouf! Il s’était enlevé la vie.
    J’ai pleuré, je me suis culpabilisé, je les ai détesté en même temps adoré… Je ne sais pas encore comment les sauver!… Mais une chose que je sais, Nelly, a réveillé en moi la curiosité de gardé le courage de ne jamais lâché prise et d’essayé de comprendre enfin de les comprendre et de les aimer pour réussissent à vaincre cette peur de vivre et d’apprendre à s’aimer pour en sauver d’autre comme elle.

    xoxoxo

    Simplement

    Claudette

  98. Thierry a écrit :

    Dans les blogues sur Nelly Arcand on ne parle jamais de psychiatre. Était-elle suivie, diagnostiquée, prenait-elle ses médicaments?
    Elle souffrirait du trouble bipolaire dit-on; il faut un suivi dans ces cas-la.

    Monsieur le journaliste, assurez-vous que tout a été fait dans les regles de l’art. Sinon vous savez ce que vous avez a faire Monsieur le journaliste. Thierry Dansereau

  99. Roxanne a écrit :

    Chère Isabelle, j’ai commencé la lecture de ‘folle’ aujourd’hui. Dès les premières pages les larmes sont venus à mes yeux. Je croyait être seule de ma race. Je croyait être la seule avec une âme si perturbée, la seule qui voit dans la vie une complexité qui rend aliéné. C’est drôle je te sens si près de moi et pourtant je ne te connaissait que par Nelly Arcan. Présentement près de moi se trouve ton livre et sur la page couverture il y a une photo de toi en noir et blanc. Je la regarde et tes yeux si profonds semble me fixer… Tu était si belle. J’essaie de ne pas être en colère puisque je te sais heureuse finalement, je suis seulement attristé que jamais de ma vie je ne te rencontrait, jamais de ma vie je ne pourrais te faire part de mon admiration. Jamais je ne pourrais serrer ta main… Je sais bien que tu peux entendre mes prières d’ou tu est mais ce n’est pas la même chose… Je navigue sur le net et essaie de trouver des trucs sur toi et je souhaite tout le temps d’y voir une date récente. Comme si tu continuait ton travail, comme si tu était toujours là avant ce maudit mois de septembre. Je n’ai jamais vraiment cru aux anges gardiens et à tout ces trucs de mémères mais je peux enfin dire que pour ressentir ta présence tu est peut-être l’âme qui me guidera dans ma vie et mon travail.
    Je t’aime Isabelle. xoxox

  100. OAN a écrit :

    Bonjour, Nelly était une personne d’une extrème sensibilité, elle ressentait toute la souffrance du monde sur ses épaules et ne pouvait rien faire sauf nous le dire par ses écrits. Merci Nelly pour tout ce que tu laisse derrière toi, la façon dont tu parlais avec une si grande habileté dans tes propos et tes réflexions tu avasi ce don de converser. Où étiez-vous quand elle avait besoin d’une oreille pour l’écouter. Moi je l’aurais écouter parler pendant des heures. Enfin je ne juge personne. Mais de toute façon vous êtes tous liés à elle par sa souffrance qu’elle tentait de vous montrer. Nelly, je ne te connaissais pas mais maintenant je te connais à travers tes livres. Encore merci et repose en paix…

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