BarCamp2 : la créativité Web de Montréal
Je me trouve présentement à la SAT pour la deuxième édition de l’événement BarCamp. C’est gratuit et ouvert à tous, et on y apprend deux fois plus de choses, dans une ambiance dix fois plus agréable, que dans les conférences cravatées à 500$ sur l’entrepreneuriat des technologies.
Dans cette salle se trouve la crème des designers Web indépendants de Montréal. Certains d’entre eux montent chacun leur tour sur la scène, avec leur laptop projeté sur trois écrans, leur dernier projet ou leur dernière réflexion sur l’art de lancer des projets.
Hugh McGuire est en train de nous expliquer les leçons qu’il a tirées de son expérience avec Librivox, son projet d’audiothèque collaborative d’ouvrages du domaine public.
Evan de Wikitravel a répété sa conférence de South by SouthWest sur l’art d’exploiter la puissance d’une communauté de collaborateurs sans les traiter comme des “suckers” (représentés à l’écran par des bonhommes-allumettes de son cru…). Sa femme Maj expliquera cet après-midi les enjeux qui attendent dans le futur proche leur guide de voyage collaboratif, qui a atteint une masse critique d’utilisateurs cruciale.
Philippe Chrun, un entrepreneur de Dollars-des-Ormeaux, est venu nous montrer la version bêta de son service MyCarPoolStation.com. C’est smatte.
Et d’autres encore…
Les présentations devraient être mises en ligne d’ici quelques jours, et j’imagine que Véro B et d’autres qui sont ici vont diffuser des photos et des comptes-rendus sur leurs blogues.
Ces gens ont en commun une forte propension à lancer de nouveaux projets en parallèle (on appelle ça la créativité, je crois). Sylvain Carle a ainsi expliqué, sur un fond musical de Robert Charlebois sensé représenter les cinq thèmes de sa présentation, qu’il travaillait toujours sur dix projets à la fois parce qu’il sait que neuf d’entre eux vont rester lettre morte. La formule magique pour attirer les internaute n’a pas encore été trouvée, quel que soit le génie d’un projet, et la seule solution est de lancer autant de projet que possible. Il a aussi affirmé, après son séjour entrepreneurial de dix ans à San Francisco, que le Montréal de 2007 n’a rien à envier à San Francisco. Encourageant !
Il a raison : le vent tourne. Finies les start-ups foireuses au succès improbable, financées aveuglément à coups de millions, dont nous avions la spécialité il y a quelques années (Toile du Québec, Mannequin virtuel…).
On sent aujourd’hui que Montréal est en pleine effervescence de créativité Web, comme le prouve le mélange efficace d’audace technique et de pragmatisme “user-centric” qu’on voit à BarCamp (sans oublier la force du réseautage sincère qui s’y produit). Pas dans les grandes entreprises connues, mais plutôt dans les projets grassroots, qu’il s’agisse de contenus collaboratifs (wikis, etc.) ou de services de connectivité ou de partage/réseautage ; ils peuvent ultimement générer des revenus, mais leurs artisans s’assurent d’abord d’en faire des projets fonctionnels centrés sur l’utilisateur avant de penser à un plan marketing. Ce qui est une bonne chose sur le Web, où le détecteur de bullshit des usagers est très affûté…
















28 avril 2007 à 2:34
Barcamp Montréal a son logo à
http://barcamp.org/f/barcamp_montreal_orange.gif
30 avril 2007 à 1:43
[...] Vu Lu Su [...]
30 avril 2007 à 8:28
Allo Nicolas, nous avons discuté dehors quand tu fumais une clope, je n’ai pas trouvé ton courriel alors je te laisse ici une trace, …, au plaisir de te (re)croiser !
17 mai 2007 à 7:11
[...] 1. Laurent Maisonnave – ZeCanada – Vidéo d’un BarCamp à Montréal 2. Evan Prodromou 3. Patrick Tangay 4. Ben Yoskovitz 5. Heri Rakotomalala – Montreal Tech Watch – Post 1 – Post 2 6. Josh Nursing – YashLabs – Part 1 – Part 2 – Part 3 – Part 4 (additional videos and pictures are forthcoming) 7. Fred Ngo 8. Shawna Nelles 9. Vero.b 10. Nicolas Ritoux [...]