Le gars le plus bronzé de Vancouver

Trois mois et demi, c’est long. Je suis parti le 1er novembre, et ça me paraît déjà si loin. Dans deux jours, je vais revoir la neige pour la première fois depuis très longtemps.

I rule elephants!RelaaaaaaxChiang Mai SkylineSomething Something Something The Force...PrieusesCymbal is the soundtrack of her lifePercussion et panneau solaireCuuuuute!Encore plus cuuuute!Sunset on Chiang Mai Mountains

Ce n’est pas la neige de Montréal qui m’attend, mais celle de Whistler, où je vais couvrir les Jeux Olympiques pour le portail Sympatico, du 12 au 28 février (vous pouvez déjà voir ma section réservée).

Ensuite seulement, je reviendrai à la maison, back in business pour mes clients qui, je l’espère, ne m’ont pas oublié ni remplacé durant mon voyage. Je vais revoir ma douce princesse Fouffy qui a passé l’hiver chez matante Stéphanie dans le Grand Nord (à Rosemont), et mes plantes dont Jo-Annie s’est généreusement occupée durant mon absence. Je vous aime, les filles!

À mi-chemin entre l’Asie et l’Occident, Vancouver m’offrira une transition idéale pour revenir en douceur. Mais j’y serai pour travailler, alors la partie «vacances» de mon voyage est définitivement terminée.

Ce long séjour en Asie du Sud-Est était un test. En tant que travailleur autonome, je voulais voir si je pouvais fuir la dépression hivernale, et retrouver mes clients et mes revenus à mon retour. Si ça marche, je recommencerai chaque année. Pourquoi attendre la retraîte pour jouer les snowbirds?

Toute la difficulté de l’opération consiste à retrouver mes clients quand je reviens après trois mois d’absence, surtout que je me suis endetté à force de dépenser comme un bourgeois.

À ce titre, ma collaboration à Sympatico tombe à pic, puisqu’elle va me replonger dans le travail aussitôt rentré au pays. Après ça, j’espère bien retrouver le rythme de travail infernal d’avant mon départ.

Ce n’est pas qu’une queston d’argent. J’aime mon  travail. Après quelques années de galère, je suis fier d’être devenu un workaholic super productif. Tant que j’arrive à produire de la qualité et du volume, je ne compte pas les heures, week-ends inclus.

Ça fait trois mois et demi que je branle rien, à part me balader, m’amuser et prendre des photos. Jamais plus d’une ou deux tâches par jour: sous le soleil des tropiques, on se doit d’être lent et patient. Bref, rien à voir avec mes journées montréalaises.

J’ai bien essayé de faire des contrats à distance pour quelques clients, mais je sentais bien que le climat ralentissait mon cerveau. Trop chaud, trop mou. Sans parler du décalage de 12 heures, qui rend les réunions téléphoniques difficiles. À 22 heures après deux bières, j’ai du mal à synchroniser mon humeur avec mes clients de Montréal qui prennent leur deuxième café du matin.

Vais-je être capable de retrouver mon rythme d’antan? Je le souhaite fort, car toutes les plages paradisiaques du monde ne remplaceront jamais le plaisir de remplir mes journées d’un travail accompli. Je suis comme ça. Pas capable de glandouiller, fut-ce sous les cocotiers.

Durant ce voyage, j’ai découvert de nouvelles cultures, j’ai peaufiné ma débrouillardise, et j’ai appris à trouver du plaisir dans la solitude et le mutisme. J’ai rencontré plein de gens intéressants d’une auberge à l’autre. J’ai vécu des expériences magiques, d’autres insupportables.

J’ai vécu beaucoup de joies – et beaucoup de colères aussi. C’est normal quand on vient pour la première fois par ici, on tombe dans de nombreux pièges, aussi malin et préparé que l’on soit. Ça m’aura permis d’explorer les facettes de ma personnalité face à des sentiments nouveaux. Bref, l’aventure, quoi!

Mon voyage était-il trop long? Aurais-je du explorer davantage de pays plutôt que de me poser deux semaines à chaque endroit? Ce qui est fait est fait.

Quel que soit le circuit choisi, je crois que le but du départ a été atteint: m’évader au bout du monde jusqu’à oublier ma chère Montréal, pour mieux l’embrasser à mon retour avec une passion renouvelée, sans voir ses pustules hivernaux.

Je compte bien recommencer l’expérience, mais cette fois-ci en Amérique du Sud, où les fuseaux horaires sont plus pratiques pour le travail à distance, et où je croiserai beaucoup moins de saoûlons anglo-saxons torse-nu (désormais la race que j’haïs le plus au monde). Le projet est lancé! Première étape: prendre des cours d’espagnol dès mon retour. Vous avez de bonnes adresses pas trop chères?

A Love Letter to Crocs

Les Crocs sont les sandales que tout le monde adore haïr. Tombées en désuétude aussi vite qu’elles avaient connu le succès, ces bouses de plastique massives ne m’ont pourtant apporté que des bénéfices durant mes trois mois de voyage en Asie – loin devant les autres sandales.

Mes Crocs en action

Bénéfice 1: Les Crocs ne sont pas si laides que ça

Qu’on se le dise : je suis soucieux de mon image. Même dans la plus débauchée des îles tropicales, vous ne me verrez jamais faire les magasins en camisole pourrie, ou dîner au restaurant en culottes de sport. Je respecte les gens en évitant de les choquer par mon image. Je suis prêt à souffrir, en jeans serrés sous 35° au soleil s’il le faut. Pour moi, c’est une question de discipline. Dont je suis fier.

Ma seule entorse à cette discipline, ce sont les Crocs.

Je le sais que vous les trouvez laides. Mais le sont-elles tant que ça? Si on se met dans le contexte du voyage, je croise tellement de gens mal habillés, hippies de carnaval, hooligans en vacances, mononcles pervers, etc. Si on considère que le reste de mon look est plus propre et respectueux que tous ces gens, me semble que mes pieds ont droit à une petite excentricité…

C’est ça pour moi les Crocs: une excentricité. Si le reste du look est propre, alors ça passe très bien. Et de toutes façons, en Thaïlande on passe son temps à retirer ses chaussures partout…

Mes crocs me donnent des ailes

Bénéfice 2: les Crocs donnent zéro douleur

J’ai tout essayé durant mon voyage: les Havanaias avec le petit drapeau du Brésil dessus (vous les aimez celles-là, hein!), les Hush Puppies avec semelle ergonomique, les snickers d’été…

Soumises au test du voyage intensif, toutes ces paires m’ont fait souffrir en moins d’une semaine, avec sang et blessures profondes. J’étais rendu à porter les unes pendant que les blessures des autres cicatrisaient.

Et puis j’ai découvert les Crocs.

Jamais eu mal avec les Crocs. J’ai fait des kilomètres, dans la chaleur, la sueur, la mer et la terre. Jamais rien senti. Je n’ai même pas besoin de forcer des muscles inhabituels pour qu’elles tiennent en place, comme c’est le cas avec les autres modèles. En fait, ce sont les seules sandales que j’oublie quand je les porte.

Bénéfice 3: les Crocs sont antichoc

Quand on voyage dans le Sud, on court 10 fois plus de risque de se péter les orteils. Les rues sales et collantes, les obstacles inattendus, les roches, la circulation, les transports collectifs sont autant d’ennemis à combattre pour un petit gars distrait sorti de son confort montréalais.

Avec les Crocs, envoyez-en! Pas de problème. Combien de fois j’ai glissé ou heurté mes pieds contre des obstacles qui m’auraient déchiré de douleur si je n’avais pas eu mes Crocs? Avec les Crocs, on peut bûcher aussi fort qu’on veut sur ce qu’on veut, s’appuyer sur un pot d’échappement brûlant… rien n’arrive ! Sous leur apparence molle, les Crocs sont en béton.

On peut même monter un éléphant!

Bénéfice 4: les Crocs vont partout

Légères, anti-dérapantes, bien accrochées au pied grâce à un design ingénieux, les Crocs peuvent être portées indifféremment pour la marche, la course, l’escalade, le bateau, la moto, et même la baignade. Plongez dans la mer en Crocs, vous ne les perdrez pas. Et si vous marchez sur des coraux, vous serez contents de les avoir.

Bénéfice 5: les Crocs vont plus vite

Lors de mon trekking en montagne à Chiang Mai, j’ai gravi des sentiers interminables parsemés de roches, de pentes sableuses à pic, de ruisseaux boueux.

Mes camarades touristes avaient prévu leurs chaussures de marche dispendieuses, et je suis sûrs qu’au début, ils riaient sous cape de me voir en Crocs.

C’est moi qui ai ri le dernier. Je suis un des rares membres du groupe à ne pas m’être planté une seule fois. Quand les autres glissaient, j’avançais bien agrippé. Quand ils faisaient la file sur un pont précaire, je prenais un raccourci directement dans l’eau.

Définitivement, je recommande les Crocs à tout le monde. Et je compte bien garder les miennes pour mes futures aventures. Seule question: irais-je jusqu’à les porter cet été sur le Plateau? C’est à voir.

Soins pour hommes virils

Cliquez pour agrandirDans l’édition d’hiver du magazine Imagine, je donne ma sélection de soins pour hommes incluant rasoirs, tondeuses et crèmes.

> Cliquez pour lire l’article (PDF, 250k)

Ceux qui ont visité ma salle de bains connaissent ma collection de cosmétiques masculins. Après La Presse et Affaires Plus, c’est la troisième fois que je fais un spécial soins masculins. Chaque fois, les relationnistes des compagnies de cosmétiques sont extrêmement généreux en échantillons gratuits. Ils ont déjà assuré la santé de mon doux visage pour toute ma vie.

Ceux qui me connaissent savent également que malgré les apparences, je ne suis pas un délicat métrosexuel mais un homme bel et bien viril, capable des pires bassesses masculines. Je tenais à le préciser.

La vraie de vraie Thaïlande

Je pense que j’étais en dépression ces deux dernières semaines dans les îles du Sud. J’ai maintenant retrouvé le bonheur, dans la ville nordique de Chiang Mai où j’ai rejoint mon ami Daniel.

Chiang Mai

Capitale de la Thaïlande du Nord, riche en histoire et en spiritualité, Chiang Mai est belle, intelligente et cultivée. On y trouve un peu du chaos de Bangkok, des putes de Phuket, des hippies des îles… Mais on y trouve aussi un sens et une profondeur qui m’ont fait défaut ailleurs.

Douves de la vieille ville

On le voit dès qu’on arrive: les rues, les bâtisses, les jardins, l’urbanisme n’ont rien à voir avec la broche à foin, le béton grossier ou la scrap hippie qui domine le Sud. À Chiang Mai, tout est relativement beau et bien entretenu. De plus, on côtoie les Thaïs dans leur état naturel, et ils traitent les touristes comme du monde normal, avec un respect et une sympathie authentiques.

Bien sûr, il y a aussi des coins comme ça à Bangkok, mais ils sont cachés et difficiles d’accès, tandis qu’ici on atterrit en plein milieu.

Spiritualité !

J’ai trouvé ici ce qui me manquait depuis des semaines, depuis le Vietnam en fait: pouvoir croire à ce que je vois, et donner un sens à ce qui m’entoure.

Résultat, je suis en train de me réconcilier avec moi-même, que je ne supportais plus, avec les Thaïs que je trouvais de moins en moins sympas, avec les autres touristes qui m’agaçaient de plus en plus.

Les cols bleus de Chiang Mai sont pas différents des nôtres!

Si j’avais blogué avant d’arriver à Chiang Mai, je vous aurai balancé un ramassis d’ondes négatives sur ma fatigue des crosseurs, des solliciteurs, du mépris des Thaï, de la connerie des touristes. Et des moustiques.

J’aurais eu tort. Le problème se trouvait en moi-même. (Sauf pour les moustiques.)

old stuff!

Tout a commencé par un sentiment d’échec. Voyez-vous, j’avais réservé au moins 6 semaines pour la plongée dans ce voyage. Après avoir perdu le mois de décembre à cause d’une côte brisée bêtement, je n’ai finalement eu droit qu’à 7 jours (trippants!) de plongée avant de pogner une atroce infection à l’oreille (swimmer’s ear) qui m’a interdit l’eau à nouveau.

Beaux poissons

Déprimé par mon impuissance et mon oisiveté (il n’y a rien à foutre à Koh Tao à part plonger), j’ai dit au revoir à mes amis du sympathique New Heaven Dive Shop et j’ai filé à l’île voisine de Koh Pha Ngan pour aller oublier mes soucis sur la plage d’Haad Rin (lieu notoire du Full Moon Party). J’ai ouvert mes yeux et mes oreilles, j’ai décidé d’accepter tout ce qu’on me proposait et de lâcher prise sur mes angoisses.

Before the party

Ça a fonctionné pendant 3 jours et trois nuits, pour finir en apothéose de débauche au Black Moon Party. C’était carrément partytastique. Je me suis fait pote avec des petits jeunes excités, on a bu on a dansé sur la plage. L’abandon total à la stupidité m’a fait du bien. Mais très vite, cette dernière m’est revenue en pleine face. Je me suis mis à haïr tout le monde, autant les jeunes fêtards que les serveurs et commerçants (qui passent leur temps à vous arnaquer en plus de vous traiter comme de la merde).

Foam Party!

Là je vous entends déjà: t’es idiot d’aller à Haad Rin, à Koh Pha Ngan ya plein d’autres plages plus sympas! Oui mais la plage sympa, elle m’emmerde. J’avais déjà donné à Koh Tao. Je voyage seul, et je suis difficile en amitié. Je n’aime pas m’asseoir à ne rien faire sur une plage pendant plus de 10 minutes. Et je suis un gars de la ville, alors palmiers ou pas, ça reste de la cambrousse.

Bonne année, yé!

Mais surtout, ce que j’aime dans le tourisme, c’est d’aller me fondre parmi les locaux, marcher dans la foule et sortir de mon confort. Dans le Sud, ce sont plutôt les locaux qui se fondent parmi les farangs. Bref, hors de la plongée, le Sud m’a plutôt énervé.

Ô joie ! Chiang Mai a tout changé. Ça fait du bien d’être vraiment en Thaïlande, pour vrai de vrai. Si je marche 1 heure en ville, je croise tout au plus une douzaine d’autres farangs, qui ne sont pas en bedaine ou en camisole pourrie. Les Thaïs, pour leur part, vaquent à des affaires sérieuses sans se soucier de nous. Enfin!

Combat ultime

J’ai bien fait de quitter la barbarie pour la civilisation. Rétabli par cet environnement sain, beau et amical, je peux enfin commencer à me concentrer sur mon travail, entre mes balades et mes sorties avec la gang à Daniel. C’est que dans trois semaines, je dois être à Vancouver pour couvrir les Olympiques. Ça va être super intense, et je n’ai encore rien préparé. Mes trois mois de vacances tirent à leur fin, faut que je m’y mette.

Dernier adieu aux îles

Panda Channel: All Panda, All the Time!

Here’s my Christmas gift for all animal lovers who cannot access Thailand’s True digital TV service. Panda Channel: all Panda, all the time!

Tout un programme!

From live coverage of caged pandas doing panda stuff, to insightful interviews with panda professionals who observe and report panda activity, Hong-Kong-based Panda Channel has everything panda for all your panda needs.

What’s most surprising is not that someone, somewhere, greenlighted the idea of devoting a whole channel to pandas. What’s really surprising is that pandas were chosen first in the development of the animal obsession market, while no channels have yet been created for even more popular animals, such as Poney TV, Dog TV or Cat TV. Personally I would definitely subscribe to the latter.

Here are some samples of Panda Channel for all you panda fans who crave panda for Christmas.

Tourisme, francophonie et communisme

Je tiens à défaire deux grands mythes sur le Vietnam: ce pays n’est ni francophone, ni vraiment communiste.

Ma brève expérience vaut ce qu’elle vaut, mais en deux semaines, je n’ai rencontré aucun Vietnamien qui parle français. On me dit: il faut parler aux vieux (70+) car ils ont été éduqués en français. D’accord, j’essaye. D’abord des vieux il faut en trouver; si on les avait pas tous massacrés la moyenne d’âge serait moins jeune dans ce pays. Ensuite ceux que j’ai rencontrés n’ont jamais compris ce que je leur demandais.

Miam Miam (c'est du vietnamien)

Peut-être qu’il faut aller du côté des intellectuels plutôt que des commerçants. Mais s’il ne reste que trois vieux profs à la retraite qui parlent français, alors je n’appelle pas ça un pays francophone. Je suspecte que l’appartenance du Vietnam à la francophonie en 2009 est dûe à un vieux reste d’orgueil de la France qui aime se trouver importante et refuse de croire que son influence disparaît.

Hanoi en une image

Bien sûr que le Vietnam est communiste dans son régime et ses institutions gouvernementales, et de nombreuses victimes des camps de rééducation peuvent en témoigner, mais dans la vie quotidienne, j’ai l’impression d’un folklore, un peu comme la monarchie en Grande-Bretagne.

Encore une fois, j’avoue que je vois ça de l’extérieur, c’est sûrement ancré plus profondément que ça! Mais ma perception (purement superficielle) c’est qu’à part les haut-parleurs qui diffusent les «nouvelles» tous les matins de 7h30 à 8h dans les villes et villages du Nord, on voit beaucoup moins de traces du communisme que du capitalisme.

Qui êtes-vous?

Quand j’étais à Cuba, personne n’avait le droit de posséder une entreprise privée, on voyait pas de publicité, on trouvait pas de KFC. Ici, c’est la grosse business comme en Thaïlande (qui est elle-même une para-dictature militaire, sans que personne ne s’offusque). J’ai même trouvé un magazine «Marketing Vietnam» qui prouve une fois pour toutes que la guerre a bel et bien été gagnée par les Américains les capitalistes.

Excellent magazine communiste

Je quitte aujourd’hui Hanoi pour rejoindre mon ami Van Tri à Saigon. Ça va me faire du bien, je me les pèle grave ici. Je ne suis pas venu en Asie pour attraper un rhume, je suis venu pour glander sous les cocotiers!

À l’encontre de sa réputation, Hanoi m’a émerveillé. Capitale qui se respecte, avec de longs boulevards bordés d’arbres majestueux, un vieux quartier splendide, plein de belles choses à acheter (plus qu’à Saigon ou Bangkok). Et contrairement à ce qu’on m’avait dit, les Hanoïens m’ont moins donné d’attitude de merde qu’à Saigon. J’ai vécu de nombreux moments magiques, et peu d’irritations.

En attendant le train

Je suis allé voir l’oncle Ho, qui gît la mine fade dans un mausolée façon Lénine, puis j’ai fait un tour au musée de la guerre pour découvrir tous les exploits héroïques de l’Armée de libération contre les agresseurs chinois, français et américains. Dans la cour se trouve un tableau de chasse aérienne surnaturel, sous forme d’une grande sculpture d’appareils américains en morceaux. C’était assez cool. Pour le reste, la propagande en vignette à travers le musée ne me choquait pas. L’histoire est écrite par les vainqueurs, c’est pareil chez nous…

Ho wuz here

Tout le monde m’a dit: va voir la Baie d’Halong, tu vas tripper. J’ai donc pilé sur mes principes de voyageur autonome iconoclaste et bourgeois, et j’ai embarqué dans un AUTOBUS en GROUPE pour la journée d’hier. Quelle horreur…

Monument aux vainqueurs

J’ai cru mourir 30 fois sur la route, mais ça se raconte pas vraiment. L’essentiel c’est qu’en arrivant je suis tombé dans une discipline militaire à un rythme imposé, comme toutes les sorties de groupe, et après 2 mois de liberté totale ça m’a fait un choc nerveux. Une fois dans la baie, j’étais rendu parano. Tout me semblait une gigantesque mise en scène: le petit village de maisons-bâteaux avec les paysans marins authentiques qui vendent des tomates dans leur barque (je ne sais pas où ils font pousser leurs tomates!), la grotte «naturelle» sur-aménagée, etc.

C'est beaaaauuuuu

Bien sûr nous avons arrêté deux fois dans un centre d’achat pour touristes, pendant que l’autobus allait se cacher pour nous forcer à bien rester 30 minutes à l’intérieur, au cas où on aurait la subite envie d’acheter ICI ET MAINTENANT la boîte de baguettes ou la statue de Boudha qu’on a eu 8000 fois l’occasion d’acheter depuis l’arrivée au pays.

Best meal of the week!

Je suis un peu tanné des stéréotypes que l’industrie touristique asiatique entretient à mon égard, chaque fois que je lui montre ma blanche face. Non, j’ai pas envie de voir un match de foot de fucking Liverpool ou Manchester, non j’aime pas le whiskey, non je dis pas «yeah mate» avec un accent de gros con, non je n’ai pas besoin de m’assoir confortablement dans un «restaurant» (concept purement occidental), oui je sais manger avec des baguettes!

Si je suis pas content, c’est la même chose: les zones les plus touristiques sont exclusivement quadrillées par la mafia touristique si bien qu’il est impossible de louer son propre véhicule ou de faire son propre parcours, même avec tout l’argent du monde. T’es obligé de prendre la visite boboche en groupe. C’est le syndicat du tourisme qui veut ça.

By the lake

C’est la raison pour laquelle je n’irai pas à Angkor. Mon expérience de la baie d’Halong a été si révélatrice que je ne peux plus supporter une seconde de parcours imposé, de règles à suivre. Liberté je crie ton nom! Et puis franchement, la baie d’Halong, c’est très beau blablabla, j’ai vu, merci bonsoir. Que voulez-vous, je suis un urbain indécrottable. Alors les statues d’Angkor, je vois ça d’ici: hooo, haaa, bon, on rentre?

C’est pourquoi je skippe le Cambodge et le Laos pour retourner directement en Thaïlande, là où est mon bonheur. Mon tattoo est guéri, ma côte se défracture tranquillement, d’ici 2 semaines je pourrai plonger avec les poissons tropicaux.

Communism sells!

Je ne sais pas encore où je passerai le réveillon de Noël, ce sera la surprise. Mais je m’en bats un peu. J’aime l’idée que Noël passe sans que je m’en rende compte. Pas de chants, pas de décorations, aucun signe proéminent de Noël. C’est sûr, zen ont rien à foutre de Jésus mis à part pour nous faire plaisir dans les hôtels de touristes. En Thaïlande ils sont officiellement en l’an 2552, pour vous dire.

Plongeurs extrêmes

Cliquez pour télécharger l'articleDans l’édition d’hiver du magazine Imagine, je parle de la plongée technique en épaves et de la plongée sous glace, des expériences réservées aux plongeurs qui n’ont pas froid aux yeux… et pas froid tout court.

> Cliquez pour lire l’article (PDF, 400k)

J’ai eu beaucoup de plaisir à écouter les histoires d’épaves profondes de Stéphane Coucke, durant une entrevue qui a duré plusieurs heures. En tant que plongeur-loisir, je suis impressionné par son niveau d’expertise, de préparation technique, et de connaissances générales sur les épaves sous-marines. À côté des épaves qu’il a eu la chance de visiter, mon petit cargo visité cet été au Honduras à 34 mètres fait un peu pitié.

Bangkok, Saïgon, Hoi An

Mon système de productivité tropicale: ne jamais me donner plus d’une tâche par jour, et ne jamais la commencer après midi. Sinon: FAIL.

Lors de mon retour à Bangkok la semaine dernière, ce système m’a permis d’accomplir de nombreuses tâches qui paraîtraient niaiseuses à Montréal mais qui prennent beaucoup d’efforts mentaux et physiques sous les tropiques.

Nouveau tattoo... et nouvel ami!

Tâches réalisées: J’ai lavé tout mon linge. J’ai complété mes commandes de vêtements sur mesure. J’ai magasiné au marché (2 fois). J’ai stocké 25 kilos de bagages dans un locker. Je me suis fait manger les pieds par des poissons-masseurs. J’ai cherché un traducteur anglais-Thaï pour traduire une phrase de mon cru, qui a été tatouée sur mon bras droit par un professionnel que j’ai pris soin de me faire recommander par des cool Thaïs qu’il m’a fallu eux-mêmes repérer au préalable. Tout ça en 3 jours!

Van Tri (à droite) et ses amis

Ensuite j’ai acheté mon billet d’avion pour le Vietnam et j’ai rejoint mon ami montréalais Van Tri, qui m’a accueilli en grand à Saïgon (scusez, Ho Chi Minh-Ville). Grâce à lui et ses amis, j’ai pu goûter au vrai nightlife saïgonais, incluant un guet-apens mémorable dans la célébration populaire d’une quelconque victoire de soccer (voir photo). Van Tri m’a parlé abondamment de la culture du Vietnam moderne, et des sentiments complexes qui l’animent en tant que Vietnamien de la diaspora.

Victoire de soccer, c'est la fête!

Amitiés mises à part, j’ai vécu un gros choc à mon arrivée. Comment dire… Le Vietnam n’a strictement rien à voir avec la Thaïlande, pourtant à un jet de pierre sur la carte. C’est un tout autre monde.

Pour commencer, l’architecture et l’urbanisme n’ont rien à voir, avec des rues bordées de grands arbres et de bâtiments tout minces ornés de splendides balcons et galeries. Tout est relativement bien entretenu, même si je n’ai visité que les quartiers «chics» du centre.

Old lady with baskets

Alors que la Thaïlande a perpétuellement l’air d’avoir 15 ans, avec ses bâtiments neufs érigés à la va-vite aussi bien en ville qu’à la plage, le Vietnam est construit plus costaud. On sent l’influence coloniale, mais aussi un souci culturel d’entretenir le patrimoine (souci qui échappe totalement aux Thaïlandais, temples mis à part).

Saïgon serait plaisante s’il n’y avait pas autant de scooters qui klaxonnent et zigzaguent par millions, constamment, nuit et jour. Le bruit, l’odeur, le stress, le poids mental de cette légion incessante de Saïgomobiles devient rapidement insupportable.

Saïgomobiles

Le Vietnam a beau s’être pris 15 ans de guerre sale sur la gueule, on n’en voit pas une trace aujourd’hui. Me semble que lorsqu’on tue 5 millions de personnes, ça laisse des traces. Mais non. On croirait que rien ne s’est passé. Vous me direz, Saïgon a été plutôt épargnée. Faudra que je voie Hanoi. De toutes façons, c’est loin tout ça, tout le monde a 20 ans ici.

Fans de soccer

Seules quelques reliques des derniers jours du régime sudiste trônent sous la poussière au Musée de la Réunification de Saïgon, ancien palace présidentiel laissé dans l’état exact où il se trouvait lorsque les tanks nordistes l’ont pénétré le 30 avril 1975, forçant le président Duong Van Minh à ordonner à ses troupes de baisser les armes. Le tank est toujours là, de même que le téléphone d’où a été lancé l’ordre. Ambiance sixties garantie, architecture soviétique en prime. Mais la muséographie est à chier.

Musée de la réunification

Je vous écris de Hoi An, ville très cute et typique sur la côte centrale du Vietnam. La vieille ville est absolument splendide, avec de vieilles bâtisses construites solidement il y a plus de 100 ans, moult ornements et boiseries, encore des rues bordées de grands arbres, et le rythme tranquille d’un bourg de campagne plongé dans la tradition.

Canaux de Hoi An

J’ai vu la première rizière de ma vie en arrivant de l’aéroport de Da Nang (car je ne voyage qu’en avion!). Avec des boeufs qui tirent des paysans maigrichons au chapeau conique, tout. Une rizière, quoi!

Les scooters ne sont plus une source de stress ici. Ils ont cédé la place aux commerçants. Hoi An est réputé pour ses nombreuses bébelles décoratives et tailleurs sur mesure, alors ses habitants mettent le paquet pour vous en vendre un maximum. Leur attitude de sollicitation contante est parfaitement insupportable, assez pour ruiner une promenade.

Hoi An

Moi qui ai pour principe de voyage de ne jamais acheter quelque chose si son vendeur me sollicite le premier, je ne vais pas réussir à magasiner ici. Y’en a pas un seul qui se la ferme. Il faut toujours qu’ils m’emmerdent dès que j’ai le malheur de montrer ma face de touriste. Dix fois pire qu’en Thaïlande, sans l’attitude relax ni les beaux sourires. Et même si on leur achète un truc, ça leur suffit pas, ils vous tirent la manche pour aller voir les costumes du beau-frère.

Elles voulaient de l'argent, elles ont eu une photo dans mon blogue

Calmez-vous les amis, on est tous venus à Hoi An pour vous acheter des trucs anyway, alors c’est pas la peine de mettre la pression! Comment dit-on «lâche moé crisse» en vietnamien?

Verdict après 3 jours: le Vietnam est splendide, et les Vietnamiens m’apprennent à aimer encore plus les Thaïs. À l’exception bien sûr de la gang à Van Tri, qui est super cool. Merci encore Van Tri pour ton aide précieuse et ta sympathie inébranlable.

Hello Koh Tao

Il y a plusieurs Thaïlandes en Thaïlande. J’ai vu celle de la jungle urbaine, celle des putes, et maintenant celle des hippies.

Sairee Beach, Koh Tao

Règle numéro 1 dans le Golfe de Thaïlande: plus on choisit une île éloignée de la côte, plus elle est cool et relax. Ainsi, au large de Surat Thani se succèdent des îles de plus en plus petites. La première, Ko Samui, est un gros bordel touristique, aux deux sens du terme, comme Phuket. La seconde, Koh Pha Ngan, est celle des fêtards qui vont (sans moi) au Full Moon Party. Et la troisième, Koh Tao, est celle des plongeurs et hippies en tous genres.

Finally, a beachfront home!

On m’avait prévenu, et j’aurais dû débarquer ici bien avant. Koh Tao est ma Thaïlande préférée. Outre l’environnement paradisiaque, on y subit très peu de prostitution, très peu de vendeurs qui vous courent après, très peu de nuisances, et juste assez d’excitations.

Je suis en paix et je fais plein de rencontres trippantes, malgré des problèmes de système respiratoire qui surviennent, comble de malchance, juste quand je visite ce paradis de la plongée. C’est décidé, je reviendrai passer le mois de janvier ici, quand j’irai mieux, après avoir visité le Vietnam et le Cambodge.

Beachside bar

Dans mon coin de Phuket, j’étais le seul moins de 50 ans. Uniquement des Blancs âgés plus ou moins dépressifs, en quête d’amour illusoire avec de jeunes Thaïs. Très peu de gonzesses. Ici c’est l’inverse: 20-40 ans avec des tas de gonzesses (incluant une proportion étonnante de blondes grassouillettes britanniques), et une bonne humeur contagieuse.

Last mangroves on the island

À mesure que je découvre de nouvelles Thaïlandes, je découvre certaines constantes du voyageur. Chaque fois que j’arrive dans un nouvel endroit, je commence toujours par tomber dans tous les pièges en payant 3 ou 4 fois trop cher pour un taxi ou un hôtel. Ça me prend toujours 48 heures pour comprendre où et comment voyager dans le coin où j’arrive, grâce aux observations et aux trucs et astuces échangés entre voyageurs (aucun guide de voyage ne peut remplacer ça). Une fois la phase d’arnaque passée, j’accède enfin aux bons plans pour dormir, manger, me déplacer. À bien y penser c’était pareil dans mes voyages précédents, au Mexique, à Cuba ou ailleurs.

Fire Dancers are all the rage

Sachant cela, j’ai un peu peur de changer d’endroit, car je sais que je vais me faire attraper par tout le monde dès que je serai arrivé, et que ça me prendra 48 heures à sortir du piège. Toujours pareil.

Pour mes prochains moves, je suis protégé. Mon ami Van Tri m’attend à Saïgon, et des amis d’amis m’accueilleront au Cambodge et à Chiang Mai. Pour le Laos, j’ai personne, mais je suis pas sûr d’y aller et de toutes façons c’est un endroit moins touristique donc moins piégé.

A.R.T.

Une fois de plus, les gens heureux n’ont pas d’histoire alors je vous laisse dans la neige pour profiter, quant à moi, de la vie paisible de Koh Tao… Rien de plus puissant pour guérir les hyperactifs workaholiques comme moi. Je ne pensais pas être capable de ne rien foutre à ce point sans pour autant m’emmerder. Haaaaaah.

Prospek: nouvelle équipe, nouveau site

J’ai rédigé les principaux éléments du nouveau site de Prospek, agence Web versatile et talentueuse située dans le Vieux-Montréal.

Sous sa nouvelle identité verdoyante, Prospek célèbre son union avec Exo7, petite agence co-fondée par mon amie Maya Rioux – une artisane unique appartenant à la race très rare des designers graphiques qui LISENT.

Sur le nouveau blogue de Prospek, en guise de discours inaugural, on peut lire une déclaration d’amour pour les technologies open-source. Non mais quelle bande de geeks!

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